par Quetony St-Vil
Lundi 8 avril 2019 ((rezonodwes.com))– Les membres formant l’aile dure de l’opposition Haïtienne ont déjà refusé plusieurs invitations du Chef de l’État, Jovenel Moise, dans ses perspectives de former le nouveau gouvernement, après la « révocation » du premier ministre Jean Henry Céant, le 18 mars dernier.
Les députés, ainsi que les sénateurs, ont eu à eux-seuls, le contrôle des ministères et des bureaux de l’administration publique d’après le sénateur du Centre, Wilot Joseph.
Par contre, les députés qui réclamaient toujours le partage du gâteau estimaient que le Notaire n’a pas satisfait les revendications pour lesquelles il a été choisi. Tout cela a créé un vide qui doit être comblé bientôt. Le président, Jovenel Moise, a voulu rencontrer lui-même ses adversaires politiques pour des consultations en vue de la formation du nouveau gouvernement, malgré les exigences de démission formulées par ces derniers à l’encontre du locataire actuel du palais national.
Les formations politiques qui exigent le départ de Jovenel Moise du pouvoir croient que ce dernier représente un obstacle à la tenue du procès de petrocaibe et réalisation d’une conférence nationale souveraine dans le pays.
Parmi les partis politiques qui ont déjà rejeté l’invitation de Jovenel Moise figurent : Fanmi Lavalas de l’ancien président Jean Bertrand Aristide, Pitit Dessalines de Moise Jean Charles et Ayiti An Aksyon du sénateur Youri Latortue.
Le leader de Pitit Dessalines ne va pas par quatre chemins. Il exige le départ de Jovenel Moise en optant pour une table rase (tabula rasa). « Pas question de dialoguer avec Jovenel Moïse », a-t-il mantelé.
Le porte-parole du secteur démocratique et populaire, Me André Michel, a fait valoir que son secteur ne cherche pas de jobs. « Nous ne sommes pas intéressés à la formation du gouvernement. Nous ne sommes pas des chercheurs d’emplois » a-t-il déclaré.
« Nous réclamons le départ de l’équipe au pouvoir et la tenue du procès de petrocaribe et la tenue de conférence nationale et souveraine » a-t-il soutenu.
Le leader de Ayiti An Aksyon (AAA), Youri Latortue, ancien allié de Jovenel Moise, a jugé qu’il n’est pas intéressé à rencontrer son ancien collaborateur, pour qui, il a contribué à son arrivée à la magistrature suprême de l’État. Par le sénateur de l’Artibonite croit tout vrai dialogue doit passer par la mise sur la table de négociations les mandats des élus.
Par contre d’autres partis politiques et secteurs se sont joints à Jovenel Moise pour discuter de la formation du nouveau gouvernement. On peut citer entre autres : Le parti UNIR de Clarence Renois et le Parti PATRAYIL de Nicolas Duvalier etc.
Le parti politique (PATRAYIL) du fils de Jean Claude Duvalier, Nicolas Duvalier, regroupant plusieurs anciens militaires et des anciens duvaliéristes a rencontré Jovenel Moise dans ses consultations pour remplacer Jean Henri Céant à la primature. Ce parti a remis une proposition de sortie de crise au chef de l’État.
En fin, est ce que le président Jovenel Moise a réellement rencontré ses véritables opposants? Ou est ce qu’il a plutôt rencontré des supporteurs silencieux qui chercheraient à avoir des privilèges financiers pour mieux préparer les prochaines élections? L’atmosphère des rues en jugerait.
Quetony SAINT-VIL
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