Samedi 30 mars 2019 ((rezonodwes.com))– L’ADIH (Association Nationale des Industries d’Haiti) ne voit pas d’un bon œil la dernière proposition de loi sur les minima salariaux votée par les membres de la Chambre des Députés et faisant passer le salaire minimum des ouvriers du textile de 420 à 750 gourdes.
Les patrons du secteur industriel estiment que l’économie pourrait en payer le prix fort si ce texte est adopté par le Sénat et promulgué dans les mêmes termes par l’Exécutif.
Selon Georges B. Sassine, président de l’ADIH, le pays se dirige tout droit vers des licenciements massifs avec à terme la disparition du secteur de la sous traitance ayant généré environ 60 mille emplois.
Les » nouveaux barèmes auront un impact certain sur les emplois et ne pourront en aucun cas trouver l’apaisement social dont nous avons besoin dans la situation générale actuelle. De plus, elles auront pour effet immédiat d’effrayer tout nouvel investisseur », a fait savoir l’ADIH dans un communiqué.
Pour Sassine, les zones franches et le secteur export représentent 90% des exportations nationales et les derniers soutiens de l’économie haïtienne, après l’effondrement du tourisme et la quasi-disparition de la production nationale écartelée par la contrebande.


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