La présence de citoyens haitiens au sein de cette « caravane » qui viendrait opérer un changement dans leur quotidien, tout au moins ce qu’ils pensent, n’est toutefois signalée qu’à l’arrestation d’un petit groupe de 23 personnes, traversant en solo le désert guatémaltèque. Ainsi des haitiens sont venus faire corps avec un nouveau procédé baptisé « caravane humaine » partie de Honduras pour aboutir aux principales portes d’entrée des Etats-Unis partageant plus de 3000 km de frontière avec le Mexique
Jeudi 25 octobre 2018 ((rezonodwes.com))–Un groupe de 23 personnes de nationalité Éthiopienne, Haïtienne, Ghanéenne et Érythréenne partant de Honduras où est lancé le mouvement « la caravane de migrants », ont été interceptés mercredi au Guatemala au moment où ils transitaient par ce pays pour atteindre le Mexique.
Rezo Nòdwès a appris qu’ils ont été confiés à la Direction générale de Migration de Guatemala qui les a identifiés un à un comme étant tous citoyens de différents pays, notamment d’ Haïti quoique le nombre exact n’a pas été révélé.
Cependant, le ministère de l’Intérieur du Guatemala, dans un communiqué, a indiqué que « le groupe de 23 citoyens non munis de documentation légale, sont placés en détention au Kilomètre 140 de l’Autoroute Inter-américaine« .
« Ils faisaient partie du groupe des migrants honduriens et sont des personnes que nous caractérisons comme victimes de la traite, car ces marches ou caravanes ont été exploitées par des structures criminelles qui infiltrent ces extra-continentaux au sein de ces groupes« , a déclaré en outre le ministre Enrique Degenhart.
Notons qu’une première caravane de migrants, composée d’environ 7 000 personnes, est partie le 13 octobre de San Pedro Sula (Honduras) à destination des États-Unis. Une grande partie de celle-ci traverse actuellement le Mexique, après avoir parcouru le Guatemala.
les nouvelles ont révélé qu’une deuxième caravane d’environ 1 500 personnes traverse également le Guatemala avec les États-Unis comme destination finale.

Par ailleurs, le président Donald Trump a adopté une position très ferme, menaçant d’envoyer l’armée américaine à la frontière, et a assuré qu’il allait « substantiellement » réduire l’aide économique que les Etats-Unis accordent au Guatemala, au Honduras et à El Salvador en représailles de l’avancement des migrants. M. Trump s’en prend également au Mexique pour ne pas freiner l’élan des caravanes.


