15 août 2026
Petro Caribe: Le cas Lambert ne passerait pas avec la presse étrangère dont RFI qui suit également le dossier
Actualités Société

Petro Caribe: Le cas Lambert ne passerait pas avec la presse étrangère dont RFI qui suit également le dossier

Fonds PetroCaribe: des Haïtiens demandent des comptes à la classe politique – un reportage de RFI-Amériques publié lundi dans la presse internationale. Du même coup, RFI-Amériques diffuse lundi matin à 08:10, heure de Port-au-Prince, une interview avec le rappeur haïtien K-Lib

Lundi 20 août 2018 ((rezonodwes.com))–Ce dossier qui ne doit pas mourir, répète à satiété Me. André Michel, devait concerner tous les haitiens de près ou de loin, car c’est le mensonge pur et simple de parler de développement économique d’Haïti tant que règnent l’impunité et la corruption à ce stade aujourd’hui débordant rendant tous les membres de l’Exécutif, Législatif et Judiciaire intouchables.




Le sénateur Joseph Lambert, rappelons-le, à la veille des festivités carnavalesques, avait décidé de transférer ce dossier à la Cour Supérieure des Comptes tout en pensant, selon des membres de l’opposition, que ce rapport n’aura aucun suivi.

Or, il se trouverait que depuis la nomination de Me. Jean-Henri Céant comme PM, le président Jovenel Moise, à son tour, qui s’empressait de publier dans Le Moniteur, la Résolution de la honte du sénat sur le transfert du rapport de Petro Caribe à la CSCCA, se soit rendu à l’évidence que ce crime financier du siècle en Haïti, ne pourrait être toléré et rester impuni, en dit long la société civile.

RFI-Amériques

En Haïti, six semaines après des émeutes contre l’annonce de la hausse des prix des carburants, la population n’en a pas fini d’interpeller ses dirigeants. Sous le hashtag #petrocaribechallenge, les internautes demandent des comptes à la classe politique, soupçonnée d’avoir dilapidé les fonds Petrocaribe.

« Où est passé l’argent de Petrocaribe ? » C’est la question écrite en créole sur des bouts de cartons avec lesquels les internautes haïtiens s’affichent de plus en plus massivement sur Facebook, Twitter ou encore Instagram.




Petrocaribe, c’est le nom du programme lancé en 2006 par l’ancien président vénézuélien Hugo Chavez qui permet à plusieurs pays d’Amérique latine et des Caraïbes d’acquérir des produits pétroliers à un coût avantageux et de payer leurs factures sur 25 ans à un taux d’intérêt de 1%. En Haïti, ce fonds était censé financer des projets sociaux. Aujourd’hui, les Haïtiens veulent savoir où sont passés les 3,8 milliards de dollars.

Lancé le 14 août par le cinéaste Gilbert Mirambeau, le hastag #petrocaribechallenge a pris son envol sur les réseaux sociaux après avoir été partagé, il y a trois jours, par K-Lib.

Ce rappeur haïtien, très engagé, estime que le fléau de la corruption se trouve désormais au centre des préoccupations de la population en Haïti : « Il y a cette prise de conscience. La population en a ras-le-bol. Ce n’est pas juste. On sait qu’il y a eu les fonds Petrocaribe pour le développement et pendant tant de gouvernements, depuis 2006 jusqu’à aujourd’hui, il n’y a eu que dilapidation des fonds d’Etat. Il n’y a pas eu de changements pour le niveau de vie de la population. Et là je crois que c’est une sorte d’éveil patriotique. »




En automne dernier, le rapport d’une commission du Sénat haïtien sur le scandale Petrocaribe avait pointé du doigt 15 anciens ministres et hauts fonctionnaires, soupçonnés de corruption et de détournement de fonds publics. Ce rapport est resté sans suite. Les internautes haïtiens espèrent maintenant que leur pression incite la justice à se saisir enfin du dossier.

L’interview avec le rappeur haïtien K-Lib est à écouter en intégralité ce lundi 20 août dans le journal d’Haïti et des Amériques, à 12h10 TU, 8h10 à Port-au-Prince.

1 Comment

  • Milius Joseph 20 août 2018

    C’est bien pire qu’on le pensait. Certes, le refus du gouvernement actuel de laisser la justice s’occuper de ce cas précis du règne de la corruption qui semble s’installer dans cette République bananière pousse de plus en plus les haïtiens à s’interroger sur les véritables motivations de ce refus.

    Or, peu importe l’audace et l’ingéniosité mises de l’avant pour tenter de rassurer la population sur l’engagement du gouvernement à faire la lumière sur ce vol du siècle en Haïti, sa crédibilité restera entachée s’il ne s’attaque pas frontalement à tous ceux qui sont qui se sont trempés dans cette marre puante qu’est la maudite corruption. Que le président et le reste du groupe ne se trompent pas, tant que les citoyens n’auront pas le sentiment que ce soi-disant gouvernement s’est décidé à lutter sérieusement en commençant par demander au ministre de la justice à émettre des mandats contre les bandits connus de ce fléau quasiment généralisé, ils considéreront tous les autres actes posés comme des échappatoires pour protéger ces voleurs du fonds Petro-Caribe qui font aussi partie du gouvernement, alors qu’ils continuent de tricher, de corrompre et de s’évader.

    Tel un cancer qu’on croyait localisé mais qui s’étend à tout l’organisme – qui ne se rappelle pas de la surfacturation de kits scolaires destinés aux enfants les plus vulnérables de la société dans laquelle plusieurs ministères étaient impliqués – la question de vols, de corruption, malversation et d’autres méfaits se propagent maintenant à tout ce qui englobe l’État d’Haïti. Ainsi, ce cancer dan son état actuel, enlève à ce gouvernement toue capacité de construire une administration saine destinée à remplir sa mission tant qu’il ne s’attaque pas à la racine du mal: l’arrestation, le jugement par devant les tribunaux et l’emprisonnement de tous les bandits trouvés coupables.

    Voilà les conséquences lorsque les citoyens font l’erreur de laisser les intellectuels, les étrangers, les commerçants et les autres magouilleurs de la place décider seuls qui peut être président, ministres, députés, sénateurs, juges etc…

    Population d’Haïti, jwet pou nou… Cette comédie a assez duré.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.