7 novembre 2026
Haïti — Chefs des « gangs à sapat », rendez un dernier service à la nation : dénoncez les « gangs à cravate » qui vous ont armés !
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Haïti — Chefs des « gangs à sapat », rendez un dernier service à la nation : dénoncez les « gangs à cravate » qui vous ont armés !

Chefs de gangs, vous avez suffisamment contribué à la destruction de la patrie. Des familles endeuillées, des commerces ruinés, des écoles désertées et une République paralysée portent les marques de la violence de vos groupes. Il vous reste un service à rendre à la nation : révélez ce que vous savez de ceux qui ont pu vous armer, vous financer et vous utiliser. Dénoncez-les ! Dénoncez-les ! Dénoncez-les !

Les « gangs à cravate » se sont servis de vous comme de vieux vêtements sales, abandonnés après usage. Ils ont exploité votre marginalisation pour accomplir leurs basses besognes, protéger leurs privilèges et servir leurs ambitions politiques. Aujourd’hui, vous êtes désignés, sans aucune forme de procès, comme les ennemis publics #1 de la République ; vos éventuels commanditaires, eux, pourraient encore rechercher respectabilité, fortune et pouvoir.

N’attendez pas la CNDDR pour déposer les armes et parler. Qui vous a fourni les fusils, – zam fan’n fwa manch long sa yo – les munitions et les financements ? Qui a rédigé les correspondances adressées aux instances internationales ? Des personnes qui vous ont soutenus aspirent-elles désormais à devenir ou redevenir président, sénateur, député ou maire, DG’s ?

Vous étiez, dit-on, 26 chefs de gangs. Après la mort de Mathias Saintil, un ouff de soulagement pour les habitants de Cité Soleil, confirmée par les autorités haïtiennes, ce nombre pourrait être ramené à 25, mais ce décompte reste à vérifier. Combien d’autres disparaîtront avant que la vérité soit connue ?

Vous n’avez pas nécessairement voyagé à Miami, à Santo Domingo, à Kingston ou en Colombie pour organiser votre approvisionnement. Qui est venu vers vous ? Qui vous a recrutés ? Qui a organisé l’arrivée des armes ? Livrez à la « justice » des noms, – pardon à la presse – des documents et des témoignages vérifiables.

Ne partez pas dans la tombe – comme avait dit le président Préval – en emportant les secrets de ceux qui ont contribué à la dévastation nationale. Déposez les armes, reconnaissez vos responsabilités et dites la vérité, sans espérer que vos révélations effacent les crimes commis.

Le salut de votre âme appartient à Dieu ; celui de votre conscience commence peut-être par la vérité, et celui de la République exige la justice. Dénoncez-les, ces malfrats à cravate, aussi infréquentables que vous ! Rendez enfin ce service à la nation ! Vous pourrez alors partir en paix, la conscience tranquille, et les rues de la République retrouveront leur sérénité.

cba

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