5 novembre 2026
Haïti se dote d’une nouvelle autorité nationale pour réguler les jeux de hasard
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Haïti se dote d’une nouvelle autorité nationale pour réguler les jeux de hasard

Le ministère de l’Économie et des Finances précise que seule la Direction générale des impôts peut percevoir les sommes dues par les opérateurs du secteur.

Casinos, paris, banques de borlette : tout le secteur des jeux de hasard et d’argent relèvera désormais d’une nouvelle institution publique, l’Autorité nationale des jeux de hasard et d’argent (ANJHA). Les autorités haïtiennes veulent ainsi lutter contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Elles rappellent aussi aux opérateurs que tout paiement doit être versé exclusivement à la Direction générale des impôts (DGI).

Haïti a créé une nouvelle institution publique pour encadrer les casinos, les paris et les banques de borlette. Le ministère de l’Économie et des Finances (MEF) l’a annoncé dans un avis public daté du 5 octobre, à Port-au-Prince.

L’ANJHA sera chargée de la régulation, du contrôle et de la supervision du secteur sur l’ensemble du territoire. Son mandat couvre notamment les casinos, les paris, les banques de borlette, une loterie très populaire dans le pays, et les autres jeux assimilés.

Des décrets publiés en août

Le MEF indique que de nouveaux décrets fixant les règles applicables au secteur ont été adoptés, puis publiés au journal officiel Le Moniteur le 21 août 2026.

Ces mesures s’inscrivent dans les efforts de l’État pour lutter contre le blanchiment de capitaux, les circuits financiers illicites et le financement du terrorisme. Selon le Ministère, elles traduisent la volonté des autorités de mettre « davantage d’ordre, de transparence et de sécurité » dans le secteur. Elles doivent aussi clarifier les règles et mieux protéger les acteurs du milieu ainsi que la population.

Un seul guichet pour les paiements

L’avis précise par ailleurs que la DGI est la seule administration habilitée à percevoir les droits, taxes, impôts et autres sommes dues par les opérateurs. Cela comprend les paiements liés aux licences, aux autorisations et aux autres obligations prévues par les textes.

Tout paiement doit donc être effectué exclusivement auprès de la DGI, contre quittance. Le MEF demande aux opérateurs de ne verser aucune somme en dehors des circuits officiels.

Une réforme qui se poursuit

Le Ministère affirme qu’il continuera d’informer régulièrement la population et les opérateurs de l’évolution de la réforme du secteur. Il dit compter sur la collaboration des intervenants pour la mise en œuvre de ces nouvelles dispositions.

L’avis ne précise pas la composition de l’ANJHA, la date de son entrée en fonction ni les sanctions prévues en cas de non-respect des règles.

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