5 novembre 2026
Haïti : les opérations de Bukele dérangent les avantages économiques d’Éric Prince
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Haïti : les opérations de Bukele dérangent les avantages économiques d’Éric Prince

Le grand banditisme et l’insécurité qui sevissent en Haiti restent profitables à la firme d’Éric Prince qui espère la pérennisation du règne criminel en Haiti pour générer plus de contrats sans penser à rendre des comptes ni produire des résultats à la hauteur des attentes, commentent des internautes.

Présents dans le pays depuis le début de l’année 2025, Éric Prince et sa compagnie de sécurité peinent à produire les résultats escomptés. Des raids de drones kamikazes visant les fiefs des gangs, des opérations de reconnaissance des cachets des criminels pour ne rien accoucher comme perspectives, le constat interpelle. Depuis les premiers drones kamikazes lancés le 1er mars 2025 jusqu’à aujourd’hui, aucun des 26 chefs de gangs n’a subi la moindre égratignure.

Le groupe des mercenaires américain engagé par le premier ministre Alix Didier Fils-Aimé pour des contrats dans les contours révèlent une véritable bouteille à l’encre, défile dans des hôtels, côtoie le luxe et l’opulence, pendant que les gangs massacrent des gens, pillent des entreprises, kidnappent des hommes d’affaires, incendient des biens, dénoncent des voix avisées. Entre panne de leadership, volonté de voir perpétuer la crise sécuritaire et indifférence du gouvernement de facto, le groupe de mercenaires et son chef de file Éric Prince détiennent les leviers pour justifier leur présence en Haiti, sans pouvoir rien accomplir, crachent des internautes dans des commentaires au vitriol.

L’arrivée des troupes salvadoriennes désapprouve les prétextes de manque de matériels et équipements souvent brandis par la Police nationale d’Haiti (PNH) et le groupe de sécurité privée pour renoncer à attaquer les gangs. En moins d’une quinzaine de jours, la peur a changé de camps, les bandits ont subi des revers. Pendant que la compagnie d’Éric Prince se retranche dans des blindés pour lancer les drones hors cible, les soldats salvadoriens patrouillent les rues, arpentent les corridors à pied. Des dispositions saluées par la foule des assistants, sous des vivats de curieux et d’autres retenus par la nostalgie de regagner leur domicile.

Hervé Noël

vevenoel@gmail.com

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