Le chef de gangs, Lanmo Sanjou aurait-il un lien de raison avec la primature?
Alix Didier Fils-Aimé promet de combattre les « gangs à cravate » comme les « gangs à sapat ». Le Premier ministre a renouvelé cet engagement lors de son point de presse du 3 novembre. Ses services de renseignement ont-ils déjà cherché à identifier les personnes qui conseillent les chefs armés et portent leur message ?
La lettre adressée à António Guterres offre une occasion de répondre. Wilson Joseph, alias « Lanmò Sanjou », en a revendiqué l’initiative auprès de l’Associated Press ; l’ONU en a confirmé la réception sans en approuver le contenu. Mais qui a effectivement rédigé ce texte ? Le chef des 400 Mawozo a-t-il bénéficié de l’aide d’une plume en costume et de relais auprès d’organisations internationales ?
À Port-au-Prince, des soupçons circulent. Pourquoi les autorités ne les vérifient-elles pas et ne transmettent-elles pas leurs conclusions à la justice ? La participation à la rédaction d’une lettre ne prouve pas, à elle seule, une complicité criminelle. Les enquêteurs doivent établir les faits ; les magistrats détermineront les responsabilités.
Le 9 janvier 2026, Fils-Aimé promettait une année de sécurité et le retour des déplacés chez eux. À l’approche de Noël, offrira-t-il enfin ce répit aux familles chassées de leurs maisons ? Ou leur servira-t-il, le 9 janvier prochain, une autre soupe de promesses réchauffée et avariée ?

