5 novembre 2026
L’Université publique du Nord élargit son accès à l’enseignement supérieur
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L’Université publique du Nord élargit son accès à l’enseignement supérieur

L’Université publique du Nord au Cap-Haïtien (UPNCH) a procédé, ce mardi 3 novembre 2026, à l’ouverture officielle de l’année académique 2026-2027. Cette cérémonie, organisée en présence des autorités universitaires, des enseignants et des étudiants, a été l’occasion de présenter les nouvelles orientations de l’établissement, notamment en matière d’admission, d’infrastructures et de qualité de l’enseignement.

L’un des principaux changements annoncés concerne l’effectif des étudiants de première année. Pour cette nouvelle rentrée, l’administration universitaire a décidé d’accueillir trois fois plus de nouveaux étudiants que l’année précédente. Une mesure destinée à faciliter l’accès aux études supérieures, alors que la situation sécuritaire du pays contraint de nombreuses familles et de jeunes bacheliers à se déplacer vers le département du Nord.

Prenant la parole à cette occasion, le recteur de l’UPNCH, le Dr Joram Vixamar, a présenté cette augmentation des admissions comme une réponse aux difficultés rencontrées par la jeunesse haïtienne. Il a rappelé la responsabilité des établissements publics d’enseignement supérieur dans la formation des futurs cadres du pays.

« Augmenter notre capacité d’accueil est notre réponse institutionnelle à cette urgence nationale », a déclaré le responsable universitaire, tout en reconnaissant les contraintes que cette décision impose à son administration.

L’accueil d’un nombre plus important d’étudiants nécessite en effet une adaptation des installations existantes. À cet égard, le Rectorat prévoit de nouvelles salles de classe, des travaux d’aménagement sanitaire et l’acquisition de matériels destinés à améliorer les conditions d’apprentissage.

Au-delà de ces investissements annoncés, l’université entend poursuivre ses efforts en faveur de la stabilité institutionnelle et du développement de la recherche scientifique. La coopération avec les autres universités publiques départementales figure également parmi les objectifs retenus pour cette année.

Le recteur a par ailleurs insisté sur le comportement attendu des étudiants. Il a rappelé que la liberté universitaire doit s’exercer dans le respect des règles de fonctionnement de l’établissement, tout en mettant en garde contre les actes susceptibles de perturber les activités académiques.

Intervenant sur les questions pédagogiques, le vice-recteur aux affaires académiques, le Dr Kervens Valcin, a détaillé plusieurs dispositions relatives à l’organisation des études. Il a notamment souligné l’importance de la présence régulière aux cours et du respect des critères d’évaluation.

Selon les précisions apportées, les étudiants doivent obtenir une moyenne d’au moins 60 % pour accéder à la deuxième année. Ce seuil est fixé à 65 % à l’École supérieure de tourisme et d’hôtellerie, où les études sont organisées selon un système de crédits.

Le vice-recteur a également rappelé que les admissions reposent sur les résultats du concours d’entrée. Il a assuré que la sélection des candidats s’effectue sur la base du mérite académique.

Concernant le fonctionnement des cours, l’administration prévoit un meilleur encadrement des activités pédagogiques. Les enseignants devront notamment communiquer leur programme de cours dès le début de chaque session et assurer un minimum de douze séances par matière. L’imposition de l’achat de documents pédagogiques aux étudiants est également interdite.

Pour sa part, le vice-recteur à la recherche, le Dr Franceau Valméra, a consacré son intervention à la place de la recherche dans la formation universitaire. Il a encouragé les étudiants à prendre part aux rencontres scientifiques et aux activités de réflexion organisées au sein de l’établissement.

Il a particulièrement insisté sur la préparation des travaux de fin d’études, rappelant que la rédaction et la soutenance d’un mémoire constituent des étapes indispensables à la participation aux cérémonies de graduation.

Afin d’accompagner les étudiants dans cette démarche, l’université dispose de plusieurs structures de recherche et d’un mécanisme d’encadrement faisant intervenir différentes catégories d’enseignants.

Les responsables ont aussi évoqué le parcours de diplômés de l’UPNCH ayant poursuivi leur formation à l’étranger. Certains ont intégré des programmes de deuxième et de troisième cycles, notamment dans des établissements universitaires français et canadiens. Ces exemples ont été présentés comme des résultats encourageants pour l’institution.

Cette rentrée intervient dans un contexte où les universités publiques sont confrontées à une demande croissante de formation, alors que leurs moyens matériels et financiers demeurent limités.

Pour l’UPNCH, le principal défi consistera désormais à assurer un encadrement adapté à l’augmentation des effectifs, sans compromettre les exigences pédagogiques. La réalisation des infrastructures annoncées et le maintien d’un calendrier académique régulier seront déterminants pour le bon déroulement de l’année universitaire 2026-2027.

Gislène Guerrier

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