Herns Mesamours a été rappelé de son poste de ministre conseiller à l’ambassade d’Haïti au Mexique il y a plusieurs années. Il a néanmoins conservé un passeport diplomatique afin de bénéficier des avantages associés à ce document. Cette affaire témoigne des dérives d’une diplomatie haïtienne en décadence, administrée par des responsables incapables et incompétents.
En voyage en République dominicaine avec l’ancien sénateur Jean-Charles Moïse, l’ancien ministre conseiller à l’ambassade d’Haïti au Mexique, Herns Mesamours, a été interpellé mardi par les autorités dominicaines, selon une source ayant requis l’anonymat.
L’entrepreneur a été retenu pendant plus de 24 heures avant d’être reconduit vers la frontière haïtienne. Son passeport diplomatique a été confisqué, puis remis aux autorités haïtiennes, précise cette source, qui évoque des soupçons de contrebande sans préciser les faits qui lui sont reprochés.
Les vérifications effectuées par les autorités dominicaines ont permis d’établir ses anciennes fonctions diplomatiques, alors qu’il se présentait sur le territoire dominicain comme un homme d’affaires. Cette situation interroge sur le statut diplomatique revendiqué par l’intéressé, rappelé de son poste depuis plusieurs années.
Le cas de Herns Mesamours illustre, selon les informations recueillies, la situation de nombreux consuls, diplomates et autres cadres de la chancellerie haïtienne qui profitent de la faiblesse de l’institution, au détriment de l’image du pays.
Les démarches entreprises par l’ancien parlementaire Jean-Charles Moïse ont contribué à dénouer la situation, grâce à l’intervention des services compétents de la chancellerie. Les autorités dominicaines ont ensuite décidé d’interdire à Herns Mesamours de revenir sur leur territoire, selon une source contactée par Rezo Nòdwès.
Après avoir tenté, sans succès, d’étouffer l’affaire, Herns Mesamours a adopté une stratégie pour le moins étrange : plusieurs médias en ligne ont été manipulés afin de noyer l’information et de préserver l’image de l’ancien diplomate, que les autorités dominicaines ont déclaré indésirable.

