Les États-Unis ont annoncé mardi de nouvelles restrictions visant Cuba, durcissant notamment les règles concernant les transactions financières et certains voyages vers l’île. Les mesures ont été publiées par le Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC), qui administre les sanctions américaines.
Le nouveau dispositif interdit certaines transactions financières indirectes avec des entités cubaines déjà visées par les sanctions américaines, notamment celles liées au secteur de la sécurité et à Gaesa, le groupe économique contrôlé par les forces armées cubaines.
Washington supprime également l’autorisation dite « U-Turn », qui permettait à des banques américaines de traiter certaines opérations en dollars liées à Cuba lorsque les parties à la transaction étaient situées à l’extérieur des États-Unis et qu’aucun ressortissant américain n’était impliqué.
Une autre mesure met fin à l’autorisation permettant à des banques américaines d’ouvrir et de maintenir des comptes pour certains entrepreneurs cubains indépendants du secteur privé. Cet accès avait été instauré en 2024 sous la présidence de Joe Biden.
Les nouvelles règles touchent également les déplacements. Certaines catégories de voyages d’échanges culturels et de réunions ou conférences professionnelles devront désormais faire l’objet d’une autorisation.
Les échanges commerciaux entre les États-Unis et Cuba restent importants pour le secteur privé cubain. Selon les données américaines citées par l’AFP, les importations cubaines de marchandises américaines ont atteint 149 millions de dollars en juillet, leur niveau mensuel le plus élevé depuis 1992.
Le gouvernement cubain a dénoncé de nouvelles mesures qui, selon lui, compliquent le développement du secteur privé. Des acteurs économiques cubains redoutent notamment un durcissement des procédures bancaires internationales et des difficultés supplémentaires pour les paiements liés aux importations.

