30 septembre 2026
ONU | « O Brasil não cabe no quintal de ninguém » : Lula dénonce les ingérences et juge que la crise en Haïti teste « les limites de l’indifférence internationale »
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ONU | « O Brasil não cabe no quintal de ninguém » : Lula dénonce les ingérences et juge que la crise en Haïti teste « les limites de l’indifférence internationale »

ONU | « Le Brésil n’est l’arrière-cour de personne » : Lula fustige les ingérences et dénonce l’« indifférence » internationale face à la crise haïtienne.

BRASILIA/NEW YORK, 30 septembre 2026 — « Le Brésil n’est l’arrière-cour de personne » : à quelques jours de l’élection présidentielle brésilienne, cette formule prononcée par Luiz Inácio Lula da Silva à la tribune de la 81e Assemblée générale des Nations unies résume une doctrine plus large de souveraineté régionale dans laquelle le président brésilien a également inscrit Haïti.

Lors de son discours du 22 septembre à New York, Lula a dénoncé le retour des logiques de zones d’influence, les interventions dans les processus électoraux et les « tentations hégémoniques » affectant l’Amérique latine et les Caraïbes. « Brazil does not fit in anyone’s backyard », indique la transcription officielle de l’ONU.

Le chef de l’État brésilien a immédiatement replacé plusieurs crises régionales dans cette même séquence. Après le Venezuela et le Nicaragua, il a consacré une phrase à Haïti : « La crise en Haïti continue de tester les limites de l’indifférence de la communauté internationale ». Aucun nouveau mécanisme brésilien ou engagement financier spécifique en faveur d’Haïti n’a toutefois été annoncé à cette occasion.

Cette référence intervient au moment où le dossier haïtien demeure fortement internationalisé. Le Conseil de sécurité de l’ONU a renouvelé le 29 septembre pour six mois le mandat de la Gang Suppression Force (GSF), tandis que le déploiement de cette force demeure inférieur aux effectifs initialement envisagés. La sécurité constitue parallèlement l’un des paramètres déterminants du processus électoral haïtien annoncé pour le 13 décembre.

Au Brésil, le discours new-yorkais est également devenu un élément de la campagne présidentielle. Reuters rapporte que Lula présente le scrutin du 4 octobre comme s’inscrivant dans un affrontement politique plus vaste autour de la démocratie, de la souveraineté et des interventions étrangères. Il affronte notamment le sénateur Flávio Bolsonaro, fils de l’ancien président Jair Bolsonaro ; les enquêtes d’opinion publiées cette semaine décrivent une compétition serrée, notamment dans l’hypothèse d’un second tour.

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