26 septembre 2026
Colombie | Bogotá extrade « The Spider », un chef de gang armé, vers les États-Unis et durcit sa doctrine sécuritaire
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Colombie | Bogotá extrade « The Spider », un chef de gang armé, vers les États-Unis et durcit sa doctrine sécuritaire

BOGOTÁ, 26 septembre 2026 — Le gouvernement colombien a extradé vers les États-Unis Geovany Andrés Rojas, alias « The Spider », présenté comme un dirigeant des Comandos de la Frontera, organisation armée issue de dissidences des anciennes FARC et impliquée, selon les autorités, dans le trafic de cocaïne dans le Putumayo, région frontalière de l’Équateur et du Pérou.

Le président Abelardo de la Espriella a personnellement supervisé vendredi son transfert aux autorités américaines. Rojas, conduit en Californie et placé sous contrôle fédéral, doit répondre aux États-Unis d’accusations liées au trafic de stupéfiants et au terrorisme. Le chef de l’État colombien a demandé que l’accusé ne puisse bénéficier d’un accord judiciaire susceptible, selon lui, de conduire à l’impunité.

Cette extradition marque une rupture avec la politique de l’ancien président Gustavo Petro, qui avait suspendu la remise de Rojas à Washington afin de maintenir celui-ci comme interlocuteur dans les négociations conduites avec plusieurs groupes armés. Arrivé au pouvoir en août 2026, De la Espriella a abandonné cette approche et renforcé les opérations militaires contre plusieurs organisations issues ou dissidentes des FARC.

Le transfert intervient également dans un contexte de rapprochement sécuritaire entre Bogotá et Washington. Début septembre, le secrétaire d’État américain Marco Rubio s’était rendu en Colombie dans le cadre d’une coopération régionale accrue contre les cartels et les organisations armées. Quelques jours plus tard, l’administration Trump a renforcé son initiative régionale contre les groupes qualifiés de « narcoterroristes ».

Des organisations de défense des droits humains mettent toutefois en garde contre les conséquences d’un retour à une stratégie principalement militaire, notamment les risques d’atteintes aux droits fondamentaux et d’intensification des affrontements dans les régions déjà affectées par les déplacements de populations.

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