26 septembre 2026
ONU | Pendant le discours de Fils-Aimé, des Haïtiens manifestent à New York : « Pas d’élections avec ce “puppet” »
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ONU | Pendant le discours de Fils-Aimé, des Haïtiens manifestent à New York : « Pas d’élections avec ce “puppet” »

NEW YORK, 25 septembre 2026 — Des membres de la diaspora haïtienne ont dressé vendredi après-midi des piquets à proximité du siège des Nations Unies, à New York, pour protester contre la présence du Premier ministre de doublure Alix Didier Fils-Aimé à la 81e Assemblée générale. Cette mobilisation avait été maintenue malgré le changement d’horaire de l’intervention du chef du gouvernement haïtien.

Pancartes en main, les protestataires ont contesté la légitimité politique de Fils-Aimé à parler en leur nom. Plusieurs slogans dénonçaient l’« occupation d’Haïti » et mettaient directement en cause les États-Unis, le Canada et la France dans la conduite internationale du dossier haïtien. Pour les manifestants, le soutien extérieur accordé aux autorités de transition contribue au maintien d’un pouvoir dépourvu de mandat électif.

La question des armes alimentant les groupes criminels figurait également sur les pancartes. Des participants ont accusé les États-Unis d’être le principal territoire de provenance des armes introduites clandestinement en Haïti. Ils ont également dénoncé l’action du Core Group et, plus largement, l’influence étrangère exercée sur les choix politiques haïtiens.

Le processus électoral était au centre de la contestation. Les manifestants disent ne pas croire à la possibilité d’organiser des élections crédibles dans les conditions actuelles. Le premier tour demeurerait fixé au 13 décembre 2026, mais les protestataires invoquent notamment l’insécurité et la controverse concernant quelque 800 000 doublons présumés dans les données de l’ONI. Ce chiffre a été publiquement avancé par l’ingénieur Alex Saint-Gardien, qui réclame un audit indépendant tardant toujours à venir.

Ils contestent également la proximité du pouvoir de facto avec la plateforme politique VIKTWA, estimant qu’un gouvernement chargé d’organiser les élections ne devrait pas pouvoir être soupçonné de favoriser une structure engagée dans la compétition électorale.

« Vous ne parlez pas en notre nom, espèce de puppet », pouvait-on lire parmi les mots d’ordre déjà annoncés par les organisateurs de la mobilisation.

Écoutons maintenant un extrait de la manifestation des Haïtiens de la diaspora, vendredi, devant le siège des Nations Unies à New York.

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