21 septembre 2026
Journée internationale de la Paix | 45 ans déjà : L’OHDLP appelle la Communauté internationale à investir dans la Paix sociale en Haïti
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Journée internationale de la Paix | 45 ans déjà : L’OHDLP appelle la Communauté internationale à investir dans la Paix sociale en Haïti

Par Alex CALAS 

Ce 21 septembre 2026,  marque le 45e anniversaire de la Journée internationale de la Paix, instituée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1981. Pour cette nouvelle édition, les Nations Unies placent la réflexion mondiale sous le thème : «Investir dans la Paix : pour tous, partout, chaque jour». L’ONU rappelle que la paix ne se limite pas à l’absence de guerre : elle signifie aussi la sécurité, la dignité, les possibilités offertes aux citoyens, le dialogue, les droits humains et la coopération au quotidien. Pour l’Observatoire Haïtien pour le Droit et la Liberté de la Presse (OHDLP), cette journée internationale prend une dimension particulièrement importante en Haïti. Elle intervient alors que le pays traverse une crise profonde, marquée par la violence armée, l’insécurité, les déplacements forcés de populations, la fragilisation des institutions, les difficultés économiques et une grande incertitude politique.

L’OHDLP considère donc que la Paix ne doit plus être un simple mot prononcé dans les discours officiels, les conférences internationales ou les cérémonies protocolaires. La Paix doit devenir un investissement national, une responsabilité collective et une priorité permanente de l’État, du secteur privé, de la société civile, des organisations de défense des droits humains, des médias, des communautés religieuses, des universitaires et surtout de la jeunesse haïtienne.

Une Haïti profondément bouleversée

Selon l’Observatoire Haïtien pour le Droit et la Liberté de la Presse, l’Haïti de 2026 fait face à une réalité qui ne peut laisser indifférent. Les Nations Unies estiment qu’environ 6,4 millions de personnes auront besoin d’une assistance humanitaire en Haïti en 2026. Un rapport du Secrétaire général indique également que les déplacements internes ont dépassé 1,45 million de personnes en février 2026, dans un contexte d’aggravation de l’insécurité et de difficultés d’accès aux services essentiels. Ces chiffres ne sont pas de simples statistiques. Derrière chaque chiffre se trouve une famille, un enfant, une mère, un père, un étudiant, un commerçant, un agriculteur, un professionnel, un journaliste ou un citoyen qui aspire simplement à vivre dans la sécurité et la dignité. Des familles ont été contraintes de quitter leurs quartiers. Des maisons ont été abandonnées ou détruites. Des écoles et des services essentiels ont été perturbés. Des populations déplacées cherchent refuge dans des conditions souvent extrêmement difficiles. L’ONU estime que près de 1,5 million de personnes sont actuellement déplacées à l’intérieur du pays en raison de la violence. Face à cette réalité, l’OHDLP estime que la réponse nationale et internationale ne peut se limiter à gérer les conséquences de la crise. Il faut également investir dans les causes profondes de la violence, de l’exclusion, de l’instabilité et de la fragilisation de l’État de droit.

La Paix ne peut pas être séparée de la Justice

Pour l’OHDLP, il ne peut y avoir de Paix durable sans Justice.La paix sociale ne peut pas être construite sur l’impunité, l’injustice, l’exclusion ou l’absence de responsabilité. Une société dans laquelle les citoyens ne font plus confiance à leurs institutions devient progressivement vulnérable à la violence, à la frustration et au désespoir. Il réclame donc une justice responsable, impartiale et indépendante, au service des justiciables et respectueuse des garanties fondamentales. La justice doit être rendue dans l’intérêt de la population et non devenir un instrument de vengeance, de persécution ou de protection des intérêts particuliers. L’organisation appelle également à renforcer la lutte contre la corruption et l’impunité, deux phénomènes qui, lorsqu’ils persistent, fragilisent les institutions et nourrissent le sentiment d’injustice.

Investir dans la Paix, c’est donc investir dans une Justice crédible.

C’est également investir dans une Police professionnelle, dans des institutions démocratiques fonctionnelles, dans l’éducation, dans la santé, dans l’emploi, dans la protection sociale et dans des mécanismes capables de prévenir les conflits avant qu’ils ne dégénèrent en violence. Une démocratie qui doit retrouver sa force. L’OHDLP observe avec préoccupation la fragilisation du fonctionnement des institutions démocratiques et la répétition des périodes de transition politique.

Pour l’organisme de la société civile haïtienne OHDLP, Haïti ne peut pas rester prisonnière d’une succession interminable de crises politiques et de solutions provisoires. La stabilité démocratique nécessite des institutions légitimes, fonctionnelles et responsables devant la population. La démocratie ne doit pas être réduite à des élections périodiques. Elle suppose également la participation citoyenne, la transparence, la reddition de comptes, la liberté d’expression, la liberté de la presse, l’indépendance des institutions et le respect des droits humains. C’est pourquoi l’OHDLP renouvelle son engagement en faveur de la démocratie participative, des droits humains, de la justice sociale, des élections crédibles et de la liberté de la presse, une affaire de tout un chacun. Une société où les journalistes peuvent travailler librement est une société mieux équipée pour identifier les problèmes, dénoncer les abus et favoriser le dialogue.

Investir dans la culture de la Paix

Le thème de cette 45e Journée internationale de la Paix doit, selon l’OHDLP, devenir un véritable programme national. Investir dans la Paix signifie investir dans l’être humain. Il faut investir dans l’éducation civique massive, particulièrement auprès des jeunes. Il faut enseigner les valeurs démocratiques, la tolérance, le respect de la différence, la responsabilité citoyenne, la non-violence et le règlement pacifique des conflits. L’OHDLP souhaite voir émerger une grande campagne nationale d’éducation civique et de sensibilisation à la culture de la Paix. Cette campagne devrait toucher les écoles, les universités, les médias, les organisations communautaires, les associations de jeunes, les collectivités territoriales, les organisations de femmes, les organisations professionnelles et les communautés de la diaspora.

La jeunesse haïtienne doit être au cœur de cette démarche.

Elle ne doit pas être considérée uniquement comme une victime de la crise. Elle doit être reconnue comme une force de reconstruction nationale. L’OHDLP appelle donc les jeunes Haïtiens à se réveiller, à s’organiser, à refuser la banalisation de la violence et à participer activement à la construction d’une nouvelle culture politique et sociale. La jeunesse doit pouvoir devenir une génération de bâtisseurs plutôt qu’une génération condamnée à fuir son pays.

La société civile responsable doit retrouver sa mission

L’OHDLP lance également un appel aux organisations de la société civile et aux organismes de défense des droits humains. La crise actuelle exige une société civile vigilante, indépendante, courageuse et proche des populations. Les organisations qui défendent les droits humains doivent documenter les violations, accompagner les victimes, défendre les libertés fondamentales et contribuer à la recherche de solutions. L’OHDLP souhaite donc que les organisations sérieuses de la société civile se retrouvent autour d’un objectif commun : jeter les bases d’une stabilité durable et contribuer à la reconstruction de la confiance nationale. Il ne s’agit pas de créer une nouvelle structure bureaucratique. Il s’agit de construire un mouvement citoyen capable de faire entendre une voix forte en faveur de la Paix, de la Justice et de l’État de droit.

Aux acteurs économiques et politiques : investir dans Haïti

Cette structure de la société civile haïtienne l’OHDLP, invite les acteurs économiques à comprendre que la Paix constitue également un investissement économique. Aucune économie ne peut fonctionner durablement dans un environnement où les citoyens ont peur, où les entreprises sont fragilisées, où les familles sont déplacées et où les infrastructures essentielles sont menacées. Investir dans la Paix, c’est donc aussi créer des emplois, soutenir les entrepreneurs, développer les régions, renforcer les services publics et favoriser une économie productive. L’organisation invite les responsables politiques, de leur côté, à placer l’intérêt national au-dessus des calculs particuliers. Haïti a besoin d’une vision nationale de développement. Le pays doit sortir d’une logique où les décisions publiques sont constamment dictées par l’urgence, les crises successives et les rapports de force.

Pour OHDLP, Haïti a besoin d’un projet national.

Un projet fondé sur la sécurité, la justice, l’éducation, l’agriculture, l’industrie, les infrastructures, la décentralisation, l’environnement, la démocratie et la dignité humaine. À la communauté internationale : Haïti mérite une solidarité durable Il appelle également la communauté internationale à renforcer son engagement auprès du peuple haïtien. Les Nations Unies reconnaissent elles-mêmes que la crise haïtienne est multidimensionnelle et qu’elle touche la sécurité, les déplacements, la faim, les services essentiels et les institutions. L’OHDLP estime cependant que l’aide internationale doit contribuer davantage au renforcement des capacités nationales et à la reconstruction durable. Haïti ne peut pas être éternellement réduite à une succession de crises humanitaires. Le peuple haïtien mérite de retrouver sa sécurité, ses institutions, son économie, ses écoles, ses hôpitaux, ses territoires et sa dignité. L ’organisation demande donc à la communauté internationale de rendre hommage à la résilience du peuple haïtien non seulement par des déclarations, mais par des actions concrètes, coordonnées et durables en faveur de la sécurité, de la démocratie, de la justice et du développement.

Prendre le chemin de la Paix durable 

En cette 45e Journée internationale de la Paix, l’OHDLP lance un appel solennel. Aux autorités de l’État : investissez dans la sécurité, la Justice et les institutions. Aux acteurs politiques : investissez dans le dialogue et l’intérêt national. Aux acteurs économiques : investissez dans l’emploi, la production et le développement. Aux organisations de la société civile : investissez dans la citoyenneté et la défense des droits humains. Aux médias et aux journalistes : investissez dans une information responsable, indépendante et au service de la vérité. À la communauté internationale : investissez dans la Paix, dans la reconstruction et dans la dignité du peuple haïtien. À la jeunesse haïtienne du terroir et de la diaspora : investissez votre énergie, votre intelligence et votre courage dans la reconstruction de votre pays. Et à chaque citoyenne et chaque citoyen : faisons de la Paix une responsabilité quotidienne. La Paix ne sera pas construite par une seule institution. Elle sera construite par la convergence des volontés.

Un sursaut national est nécessaire

L’OHDLP appelle finalement à un sursaut national et à un éveil citoyen. Haïti ne peut pas continuer à s’enfoncer dans la peur, la violence, l’exclusion et l’instabilité. Le pays doit retrouver le chemin de la confiance, de la solidarité et de la responsabilité collective. L’organisation réaffirme sa disponibilité à travailler avec les institutions nationales, les organisations de la société civile, les organisations de défense des droits humains, les médias, les partenaires internationaux, les communautés locales et la jeunesse afin de contribuer à jeter les bases d’une Paix sociale, sécuritaire, solidaire et durable.

À 45 ans de la Journée internationale de la Paix, le message de l’OHDLP est clair :

La Paix n’est pas un luxe. La Paix n’est pas une promesse électorale. La Paix n’est pas seulement une affaire de diplomates. La Paix est un droit. La Paix est une responsabilité. La Paix est un investissement. En ce 21 septembre 2026, sous le thème «Investir dans la Paix : pour tous, partout, chaque jour», l’Observatoire Haïtien pour le Droit et la Liberté de la Presse invite Haïti et ses partenaires internationaux à choisir le chemin du dialogue plutôt que celui de la violence, celui de la Justice plutôt que celui de l’impunité, celui de la démocratie plutôt que celui de l’exclusion et celui de la reconstruction plutôt que celui de la destruction. L’OHDLP croit qu’une autre Haïti est possible. Une Haïti où les citoyens peuvent vivre sans peur. Une Haïti où les institutions fonctionnent. Une Haïti où la Justice protège les justiciables. Une Haïti où la jeunesse peut construire son avenir sur sa terre natale. Une Haïti où la liberté de la presse est respectée. Une Haïti où le dialogue national devient une véritable culture. Une Haïti de Paix, de Justice, de Dignité et de Solidarité. «La Culture de la Paix, ça nous concerne tous !»

Pour Authentification :

Alex CALAS Journaliste, Analyste sociopolitique, Défenseur des Droits Humains et Directeur Exécutif OHDLP.

Email ohdlphaiti@gmail.com 

phones : +509 3639 5588/4002 0202

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