À quelques jours de l’ouverture de la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale de l’ONU, le secrétaire général António Guterres a appelé mercredi les dirigeants mondiaux à renforcer leurs efforts en faveur de la paix et du respect du droit international, dans un contexte de « profonde incertitude ».
Le chef de l’ONU a placé la désescalade au Moyen-Orient parmi ses principales priorités, appelant à protéger les civils et à garantir l’accès de l’aide humanitaire. Il a également demandé le respect de la liberté de navigation dans les détroits d’Ormuz et de Bab el-Mandeb.
Sur Gaza, M. Guterres a réclamé la mise en œuvre du plan de paix et une aide humanitaire sans restriction. Il a aussi dénoncé la poursuite de l’implantation israélienne en Cisjordanie et réaffirmé que la solution à deux États restait, selon lui, indispensable à une paix durable dans la région.
Concernant l’Ukraine, il a renouvelé son appel à un cessez-le-feu immédiat, qui constituerait la première étape vers un règlement conforme à la Charte des Nations unies et au droit international.
L’intelligence artificielle figure également au cœur de ses préoccupations. António Guterres reconnaît son potentiel dans l’éducation, la santé, le développement durable et la lutte contre le changement climatique, mais estime que son évolution dépasse la compréhension collective de ses risques.
Il appelle ainsi à une coopération internationale pour établir des règles de sécurité, de transparence et de responsabilité. À ses yeux, les principaux défis actuels sont liés à l’IA, au changement climatique et à l’aggravation des inégalités. Le secrétaire général doit quitter ses fonctions à la fin de l’année.

