L’Union européenne a cherché jeudi à clarifier son projet de rapprochement avec le Canada, après les menaces de Donald Trump de sanctionner commercialement les Européens. Le président américain a qualifié de « ridicule » la proposition faite par Ursula von der Leyen de permettre au Canada de devenir le premier « membre associé » de l’UE.
M. Trump a averti que Washington pourrait imposer de lourds droits de douane à l’Union, voire interrompre les échanges, si cette initiative était considérée comme un « acte hostile ». La Commission européenne a assuré que le renforcement des liens avec Ottawa ne visait aucun pays en particulier.
La proposition de Mme von der Leyen intervient dans un contexte de tensions commerciales entre les États-Unis et leurs partenaires. Le Canada cherche à diversifier ses relations économiques, tandis que l’UE tente de consolider ses partenariats face aux incertitudes géopolitiques.
Le statut de « membre associé » n’est pas prévu par les traités européens. L’Allemagne avait récemment évoqué une formule comparable pour l’Ukraine, sans droit de vote mais avec une participation possible à certaines réunions européennes.
La France a accueilli favorablement l’idée d’un rapprochement avec Ottawa, tout en appelant à examiner précisément ses modalités. Des diplomates européens ont également souligné les zones d’incertitude entourant le nouveau statut.
Les relations économiques sont déjà étroites : depuis 2016, les échanges commerciaux UE-Canada ont augmenté de 80 %, notamment grâce à l’accord de libre-échange CETA.

