Pour la deuxième année consécutive, les États-Unis ont refusé d’accorder des visas à des responsables palestiniens, dont le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qui souhaitaient participer en personne à la réunion annuelle des dirigeants mondiaux aux Nations unies.
Le département d’État américain a justifié cette décision par ce qu’il présente comme le non-respect par l’Autorité palestinienne de certains engagements pris envers Washington dans le cadre du processus de paix avec Israël. Il lui reproche notamment ses démarches devant la Cour internationale de justice (CIJ) et la Cour pénale internationale (CPI), ainsi que le maintien de versements aux familles de Palestiniens condamnés pour des attaques contre des Israéliens.
Washington affirme également que des responsables liés à l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) restent concernés par les restrictions de visas.
La décision intervient alors que la guerre à Gaza continue de peser sur les relations internationales. Israël fait face à des critiques croissantes concernant ses opérations militaires dans le territoire palestinien, après l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023.
Les Palestiniens pourront néanmoins être représentés à l’Assemblée générale par leurs diplomates déjà accrédités auprès de l’ONU. L’an dernier, M. Abbas avait participé aux travaux par vidéoconférence.

