Le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), Pierre Espérance déclare détenir des preuves incontestables mettant en question l’intégrité, la moralité du chef du Parquet de Port-au-Prince, Me Jean Fritz Patterson Dorval. Ce dernier est visé par des appels à son remplacement.
Plus d’un an à diriger le Parquet près le Tribunal de première instance de Port-au-Prince, Me Jean Fritz Patterson Dorval fait déjà l’objet d’accusation grave de corruption, d’extorsion de justiciables. Avec la conviction coulée dans le béton, le directeur exécutif du RNDDH, brandit plusieurs dossiers controversés dans lesquels le chef du Parquet est le plus grand des protagonistes.
Comme une coalition mafieuse, le chef de la poursuite de la juridiction de Port-au-Prince met en place un réseau redoutable impliquant Junior Bonheur, ancien agent exécutif de Petit-Gôave, l’inspecteur général Justin Marc, ancien responsable de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et l’avocat Mario Delcy. Le défenseur des droits humains dit garder en mémoire le cas d’un citoyen arrêté par la PNH, victime de chantage de la part de la société activée par le Parquet pour obtenir sa libération.
Accusé d’homme de main et sujet oeuvrant à la solde du commissaire du gouvernement Me Jean Fritz Patterson Dorval, l’ancien édile Junior Bonheur détient un véhicule impliqué dans des cas d’enlèvement et séquestration contre rançon à Port-au-Prince, selon Pierre Espérance. Le responsable du RNDDH confirme disposer d’évidences confirmant le rôle central joué par le parquetier dans des cas d’abus de confiance, de violation des droits des justiciables.
Dans le souci de faire avancer les accusations, des documents seront transmis aux autorités compétentes pour établir les faits, promet Pierre Espérance. Des justiciables se font régulièrement harceler, d’autres intermédiaires sont instruits par Dorval dans l’optique d’attaquer les poches des citoyens. Pour freiner les dérives, il appelle au remplacement sans délai de l’actuel chef du Parquet de Port-au-Prince, considéré comme un acteur judiciaire immoral.

