4 septembre 2026
Fusillade de Kenscoff : L’échec retentissant d’Alix Didier Fils-Aimé et le constat d’une inertie complice
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Fusillade de Kenscoff : L’échec retentissant d’Alix Didier Fils-Aimé et le constat d’une inertie complice

Par Emmanuel Taulème BRINA
Journaliste et Juriste

La sanglante fusillade survenue à Kenscoff vient une fois de plus ensanglanter le sol haïtien, plongeant des familles innocentes dans le deuil et le désarroi. Cette nouvelle tragédie, survenue dans une commune autrefois considérée comme un havre de paix, ne constitue pas un simple fait divers de plus dans la longue chronique du chaos national. Elle représente la preuve flagrante, irréfutable et accablante de l’échec cuisant du gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN).

En tant que juriste, le constat sur le plan du droit et de la responsabilité étatique est sans appel : l’État haïtien démissionne de sa mission première de garantie de la sécurité publique et du droit à la vie, des principes pourtant sacrés par notre Constitution et les traités internationaux ratifiés par Haïti.
Cette attaque meurtrière met en lumière deux réalités incontournables :

  • Un échec stratégique du CSPN et de la Primature : Malgré les discours pompeux et les promesses de reprise en main, le chef du gouvernement et le CSPN démontrent une incapacité totale à anticiper, contenir ou réprimer les assauts des groupes armés qui étendent désormais leur emprise sur les hauteurs de la capitale.
  • Une volonté manifeste d’entretenir la crise : Plus qu’une simple incompétence, la répétition de ces massacres sans réponse étatique adéquate traduit une volonté manifeste et systématique des autorités de laisser pourrir la situation sécuritaire. Refuser d’agir avec fermeté et moyens adéquats équivaut à un abandon délibéré de la population aux mains des criminels.

Face à ce vide sécuritaire et à ce silence institutionnel qui ressemble à une complicité passive, la justice et la souveraineté populaire exigent des comptes.

Le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé ne peut plus se réfugier derrière des communiqués de sympathie stériles. L’insécurité en Haïti n’est pas une fatalité : elle est le produit direct d’un manque de volonté politique d’un pouvoir qui a choisi le statut quo au détriment de la vie des citoyens.

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