Haïti : le Conseil de sécurité de l’ONU face à une crise sécuritaire persistante
Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir vendredi pour examiner la situation en Haïti, où la violence des groupes armés continue de faire des victimes et de provoquer des déplacements massifs de population.
La réunion intervient quelques jours après une attaque à Kenscoff, commune située à proximité de Port-au-Prince, qui a fait 47 morts et au moins 50 personnes enlevées, selon les Nations unies. Des habitations ont également été incendiées.
La crise sécuritaire s’est aggravée alors que les violences gagnent des secteurs situés en dehors des zones traditionnellement contrôlées par les gangs dans la capitale. Des groupes armés ont notamment étendu leurs activités vers le département de l’Artibonite et des axes stratégiques reliant plusieurs régions du pays.
Selon les chiffres de l’ONU cités par le quotidien dominicain Diario Libre, au moins 3 050 personnes ont été tuées et 1 401 blessées durant les six premiers mois de 2026. Environ 1,4 million d’Haïtiens ont par ailleurs été déplacés et 5,8 millions, soit près de 52 % de la population, souffrent d’insécurité alimentaire.
La situation est suivie alors qu’une nouvelle force internationale, autorisée par le Conseil de sécurité, doit soutenir les forces haïtiennes dans la lutte contre les groupes armés. Son mandat prévoit notamment des opérations contre les gangs, la récupération de territoires et la protection d’infrastructures stratégiques.
La réunion du Conseil intervient également à quelques mois des élections prévues en Haïti, dans un contexte où l’insécurité demeure un obstacle majeur à la stabilité politique et humanitaire.

