28 août 2026
Haïti | OEA — « Pour pouvoir organiser des élections, il faut créer des conditions de sécurité », affirme Alberto Föhrig sur CNN en Español
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Haïti | OEA — « Pour pouvoir organiser des élections, il faut créer des conditions de sécurité », affirme Alberto Föhrig sur CNN en Español

HAÏTI | OEA — « Pour pouvoir organiser des élections, il faut créer des conditions de sécurité », affirme Alberto Föhrig sur CNN en Español

WASHINGTON, 27 août 2026 — Le représentant spécial du secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA) pour Haïti, Alberto Föhrig, a affirmé sur CNN en Español que la restauration de conditions minimales de sécurité demeure un préalable à la tenue d’élections crédibles en Haïti. Föhrig dirige également la Mission spéciale de l’OEA pour Haïti, fonction officiellement annoncée en mai par l’organisation régionale.

« Pour pouvoir organiser des élections, il faut créer des conditions de sécurité », a déclaré le diplomate, estimant que les solutions à la crise doivent venir d’Haïti, de son gouvernement et de sa société. Selon lui, le pays a besoin d’un gouvernement légitime pour engager des transformations durables.

L’OEA, a-t-il poursuivi, travaille à placer les autorités haïtiennes « dans les meilleures conditions possibles » afin que les prochaines consultations soient transparentes, légitimes et assorties de la participation la plus large possible. Föhrig a insisté sur un accompagnement international placé sous « leadership haïtien ». L’organisation affirme parallèlement fournir une assistance technique au Conseil électoral provisoire et soutenir des programmes liés à la sécurité et aux capacités institutionnelles.

Ce retour de l’OEA au premier plan électoral renvoie cependant à un précédent historique sensible. Après le scrutin présidentiel du 28 novembre 2010, les résultats préliminaires du CEP plaçaient Mirlande Manigat première, Jude Célestin deuxième avec 22,48 % et Michel Martelly troisième avec 21,84 %. À la demande du président René Préval, une mission d’experts de l’OEA procéda à une vérification et recommanda notamment l’exclusion de 234 procès-verbaux. Le classement fut finalement inversé : le CEP plaça Martelly au second tour à la place de Célestin, conformément à l’essentiel des recommandations de la mission. Martelly remporta ensuite le second tour du 20 mars 2011 avec 67,57 % des suffrages. Cet épisode demeure débattu : une partie de la littérature académique l’analyse comme une intervention extérieure ayant directement modifié l’accès au second tour de la présidentielle haïtienne.

Je peux aussi en faire une version plus tabloïd/The Guardian, en accentuant le contraste entre la déclaration actuelle de Föhrig sur la « légitimité » des élections et le précédent Martelly de 2011.

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