11 août 2026
Haïti | « L’insécurité est à son paroxysme » : Serge Jean-Louis appelle à descendre dans les rues les 12 et 14 août contre Fils-Aimé
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Haïti | « L’insécurité est à son paroxysme » : Serge Jean-Louis appelle à descendre dans les rues les 12 et 14 août contre Fils-Aimé

« Comment conduire les Haïtiens aux urnes quand ils ne peuvent même plus circuler dans leur propre pays ? »

PORT-AU-PRINCE, 11 août 2026 — L’ancien député de Marchand-Dessalines, Serge Jean-Louis, appelle à une mobilisation populaire mercredi 12 août à Port-au-Prince pour réclamer le départ d’Alix Didier Fils-Aimé et dénoncer la poursuite du processus électoral dans un pays où, affirme-t-il, « l’insécurité est à son paroxysme ». « Il ne peut pas y avoir d’élections en Haïti pendant que l’insécurité bat son plein », insiste l’ancien parlementaire.

Pour Jean-Louis, il existe une inadéquation manifeste entre la réalité sécuritaire et la prétention d’organiser des élections. Il cite notamment Marchand-Dessalines, où les difficultés de circulation empêcheraient des Haïtiens venus d’autres départements et de la diaspora de participer normalement aux festivités de Sainte-Claire. Son interrogation est directe : comment prétendre conduire des citoyens aux urnes lorsque ceux-ci ne peuvent même plus circuler librement à travers leur propre pays ?

La mobilisation du 12 août à  Port-au-Prince et le 14 dans le nord, doit également, selon lui, s’opposer à toute tentative de remise en cause de la Constitution de 1987. Le Dr Josué Renaud a, pour sa part, qualifié Fils-Aimé d’« apprenti dictateur » — une appréciation politique qui lui est propre. Jean-Louis conteste également qu’un Premier ministre puisse, au regard de l’ordre constitutionnel de 1987, disposer à lui seul de la compétence nécessaire pour engager le pays dans une consultation constitutionnelle.

L’ancien député préconise le départ de Fils-Aimé, une conférence nationale, une formule institutionnelle faisant intervenir la Cour de cassation et une feuille de route de transition sans ambiguïté. Sa priorité demeure toutefois la sécurité : avant les urnes, soutient-il, l’État doit rétablir la libre circulation et les conditions permettant aux citoyens d’exercer effectivement leurs droits politiques.

« Plus question d’organiser des élections en Haïti avec cette insécurité », martèle Serge Jean-Louis.

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