L’Iran a revendiqué lundi son expérience de la négociation face aux États-Unis, après que Donald Trump a comparé le conflit au Moyen-Orient à « une partie d’échecs ».
« Les Iraniens ont montré qu’ils sont des joueurs d’échecs professionnels », a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, lors de sa conférence de presse hebdomadaire à Téhéran.
Selon lui, les discussions entre Téhéran et Washington restent limitées à des échanges indirects par l’intermédiaire de pays tiers. L’Iran exclut pour l’heure toute négociation directe avec les États-Unis et exige que Washington mette fin à ce qu’il qualifie de « violations » d’un protocole d’accord conclu en juin.
Le conflit, déclenché le 28 février par une offensive américano-israélienne, a fortement perturbé la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial. Washington a imposé un blocus des ports iraniens, tandis que Téhéran a renforcé les restrictions dans le détroit.
Des discussions se poursuivent avec Oman sur les conditions d’un éventuel transit maritime. Téhéran évoque plusieurs points techniques et mécanismes de sécurité encore à définir.
L’Iran souhaite également instaurer un paiement pour le passage des navires, une proposition contestée par Washington et plusieurs États, qui invoquent notamment les règles internationales régissant la navigation maritime.

