5 août 2026
Haïti : l’OCID alerte sur les risques pesant sur la transition et appelle à sécuriser le processus électoral
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Haïti : l’OCID alerte sur les risques pesant sur la transition et appelle à sécuriser le processus électoral

L’Observatoire Citoyen pour l’Institutionnalisation de la Démocratie (OCID) a exprimé mercredi sa vive inquiétude face à la dégradation de la situation sécuritaire en Haïti, estimant qu’elle menace directement la réussite de la transition politique et du processus électoral en cours.

L’organisation cite notamment l’enlèvement du professeur James Boyard et de deux membres de sa famille depuis le 11 juin, ainsi que la multiplication des kidnappings et la suspension par la France du financement de la reconstruction de l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti, comme illustrations des conséquences de l’insécurité.

L’OCID relève toutefois plusieurs avancées récentes, dont la publication du décret électoral le 27 juillet, la fixation du premier tour des élections au 13 décembre 2026, l’adoption du budget électoral et le lancement des inscriptions des électeurs et des regroupements politiques.

Ces constats sont issus de son deuxième rapport de veille institutionnelle couvrant la période d’avril à juin 2026, fondé sur 28 groupes de discussion réunissant 214 acteurs dans les dix départements, des observations dans 22 communes et des visites de 87 structures électorales.

Selon l’étude, 93 % des groupes consultés considèrent l’insécurité comme le principal facteur affectant la vie politique, tandis que 96 % estiment que les gangs constituent le principal obstacle à la tenue des élections. Par ailleurs, 79 % placent désormais l’organisation du scrutin au premier rang des préoccupations politiques.

L’OCID note une amélioration du fonctionnement des bureaux de l’Office national d’identification, dont près de 95 % étaient ouverts lors de ses visites, mais juge que les bureaux électoraux communaux demeurent insuffisamment opérationnels.

L’organisation appelle les autorités de transition à faire du rétablissement de la sécurité une priorité, à respecter le calendrier électoral et à renforcer les structures électorales. Elle invite également les partis politiques à privilégier le dialogue, la société civile à poursuivre ses actions de veille et la communauté internationale à soutenir les efforts de sécurisation et d’organisation des élections.

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