La Coupe du monde 2026 ne remplit pas seulement les stades : elle fait aussi exploser la fréquentation des bars sportifs à travers les États-Unis, où plusieurs établissements enregistrent les meilleures recettes de leur histoire, portés par l’affluence des supporters.
À Inglewood, près de Los Angeles, un bar sportif a accueilli près de 3.000 supporters de la Bosnie-Herzégovine avant le début du tournoi, bien au-delà des quelques centaines attendues. Selon ses dirigeants, la première semaine de compétition a généré le chiffre d’affaires le plus élevé depuis l’ouverture de la chaîne il y a douze ans. Lors du match États-Unis-Australie, le 19 juin, l’établissement a réalisé plus de 160.000 dollars de recettes en une seule journée.
À Minneapolis, Denver ou Washington, les exploitants décrivent des salles combles pendant plusieurs semaines, avec des files d’attente continues. Pour répondre à la demande, certains ont triplé leurs effectifs, installé des bars temporaires ou multiplié les commandes auprès de leurs fournisseurs.
Au-delà des retombées économiques, les gérants soulignent l’afflux d’un public plus diversifié. Les communautés étrangères, notamment les supporters mexicains, figurent parmi les plus nombreux et les plus actifs, contribuant à l’ambiance du tournoi.
Les données de la plateforme Lyft montrent également une forte hausse des déplacements vers les bars les jours de grandes affiches. Les professionnels du secteur espèrent désormais fidéliser une partie de cette nouvelle clientèle après la finale entre l’Argentine et l’Espagne.

