Quatre mois après l’entrée en fonction de Raina Forbin à la tête du Ministère des Affaires étrangères et des Cultes (MAEC), la journaliste et analyste politique Lunie Joseph publie une évaluation particulièrement sévère de son action. Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux, elle remet en question la capacité de la ministre à impulser les réformes attendues et estime que la diplomatie haïtienne traverse une période de stagnation, malgré les attentes suscitées par son arrivée.
Selon Lunie Joseph, le ministère peine toujours à se renouveler. Elle affirme que plusieurs responsables jugés peu performants sous la précédente administration continuent d’occuper des fonctions stratégiques, tandis que les jeunes diplômés de l’Académie diplomatique Jean Price-Mars, pourtant formés pour intégrer le corps diplomatique, attendent toujours des opportunités. Pour l’analyste, cette absence de renouvellement traduit un déficit de vision et de volonté politique au sein du ministère.
La journaliste se montre également critique à l’égard de l’action internationale de la ministre. Elle soutient que les différents déplacements officiels effectués ces derniers mois n’ont pas été accompagnés d’annonces majeures, d’accords visibles ou d’une stratégie diplomatique clairement identifiable. À ses yeux, la diplomatie haïtienne peine à retrouver son influence et à défendre efficacement les intérêts du pays sur la scène internationale, alors que les défis sécuritaires, économiques et migratoires exigent une présence diplomatique plus active.
À travers cette prise de position, Lunie Joseph relance le débat sur les performances de la diplomatie haïtienne et sur les attentes placées dans les responsables publics. Son analyse, largement relayée, interpelle les autorités sur la nécessité de présenter un bilan concret des actions entreprises, de moderniser le MAEC et de redonner à la diplomatie haïtienne la crédibilité et le rayonnement qu’exige le contexte actuel. Les critiques formulées par la journaliste reflètent son appréciation de la situation et s’inscrivent dans le débat public sur la gouvernance des institutions de l’État.
Guyno DUVERNE

