31 août 2026
Pétrole | Le baril bondit sur les marchés asiatiques, sous la menace d’une nouvelle fermeture du détroit d’Ormuz
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Pétrole | Le baril bondit sur les marchés asiatiques, sous la menace d’une nouvelle fermeture du détroit d’Ormuz

Singapour, 13 juillet 2026 — Les cours du pétrole ont fortement progressé lundi matin sur les marchés asiatiques, après une nouvelle escalade militaire entre les États-Unis et l’Iran ayant ravivé les craintes d’une interruption des exportations énergétiques transitant par le détroit d’Ormuz.

Le baril de Brent de la mer du Nord gagnait 3,10 dollars, soit environ 4,1 %, pour atteindre 79,11 dollars. Le West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, avançait de 2,95 dollars à 74,36 dollars le baril. Les deux contrats avaient terminé la séance de vendredi à respectivement 76,01 dollars et 71,41 dollars.

Cette hausse intervient après de nouvelles frappes américaines contre des installations iraniennes et des représailles de Téhéran visant notamment des infrastructures militaires américaines au Koweït et à Bahreïn. Les hostilités fragilisent l’accord intérimaire conclu entre Washington et Téhéran, qui devait faciliter la reprise progressive de la navigation commerciale dans le Golfe.

Les autorités iraniennes ont affirmé avoir de nouveau fermé le détroit d’Ormuz après un incident impliquant un navire présenté comme non autorisé. Le président américain Donald Trump et plusieurs responsables de Washington soutiennent, au contraire, que le passage demeure ouvert et que des bâtiments militaires américains accompagnent certains navires commerciaux. Cette divergence entretient l’incertitude sur les conditions réelles de circulation maritime.

Les données de suivi maritime citées par Reuters indiquent que seulement six navires ont franchi le détroit dimanche, le niveau le plus faible observé depuis cinq semaines. Lundi matin, certains systèmes de localisation ne signalaient aucun bâtiment actif dans le passage, bien que plusieurs navires puissent avoir désactivé leurs transpondeurs pour des raisons de sécurité.

Avant le déclenchement de la guerre impliquant les États-Unis et l’Iran, près de 20 % des flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié transitaient par cette voie maritime située entre l’Iran et Oman. Toute interruption durable pourrait réduire les approvisionnements en provenance d’Arabie saoudite, d’Irak, du Koweït, du Qatar, de Bahreïn et des Émirats arabes unis.

La tension sur le marché pétrolier a pesé sur les places financières asiatiques. Les investisseurs redoutent qu’une hausse prolongée des prix de l’énergie n’alimente l’inflation mondiale, n’accroisse les coûts du transport et de la production et ne conduise plusieurs banques centrales à maintenir ou à relever leurs taux d’intérêt. Le dollar américain et les rendements obligataires progressaient parallèlement, tandis que plusieurs indices boursiers asiatiques reculaient.

L’évolution du baril dépendra désormais du niveau réel du trafic dans le détroit d’Ormuz et de la capacité des médiateurs régionaux à empêcher un nouvel élargissement des affrontements. Une circulation maritime sécurisée pourrait atténuer la pression sur les cours. À l’inverse, une fermeture effective ou de nouvelles attaques contre des pétroliers exposeraient le marché à une poussée plus durable des prix, avec des conséquences directes sur les carburants, le transport aérien, les échanges commerciaux et le pouvoir d’achat des consommateurs.

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