Les pays membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) ont annoncé mardi des contrats d’armement totalisant plus de 50 milliards de dollars à l’ouverture du sommet de l’Alliance à Ankara, en Turquie, dans un contexte de pressions américaines en faveur d’un renforcement des capacités militaires européennes.
Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a indiqué que plusieurs entreprises nord-américaines et européennes signeront des contrats de plusieurs milliards de dollars. Selon des sources diplomatiques, leur valeur cumulée dépasse 50 milliards de dollars.
Parmi les principales annonces figure un contrat attribué à Saab pour fournir dix avions de surveillance GlobalEye, destinés à remplacer la flotte d’AWACS de l’Alliance. De son côté, Airbus livrera un dixième avion ravitailleur A330 MRTT à la flotte multinationale de l’OTAN.
Ces annonces interviennent alors que le président américain Donald Trump presse les alliés européens d’accroître leurs dépenses militaires. Les membres de l’Alliance se sont engagés à consacrer au moins 5 % de leur produit intérieur brut à la sécurité, un objectif que plusieurs pays n’ont pas encore atteint.
Selon l’OTAN, les dépenses de défense des alliés européens et du Canada ont progressé de près de 20 % en 2025, représentant 258 milliards de dollars d’investissements additionnels sur deux ans.
Le sommet doit également être marqué par la participation du président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui doit rencontrer notamment Mark Rutte et le président turc Recep Tayyip Erdoğan. Les alliés européens et le Canada devraient annoncer une nouvelle aide militaire de 40 milliards d’euros à l’Ukraine en 2026, ainsi qu’un engagement équivalent pour 2027, sans participation des États-Unis.

