La cour d’appel de Paris a réduit mardi la peine d’inéligibilité prononcée contre Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires européens, ouvrant la possibilité d’une candidature à l’élection présidentielle de 2027.
La dirigeante du Rassemblement national a été condamnée à 45 mois d’inéligibilité, dont 15 mois ferme, contre cinq ans avec exécution immédiate en première instance. Sa peine de prison de trois ans, dont un an ferme sous bracelet électronique, a été maintenue.
Marine Le Pen, 57 ans, a quitté le tribunal sans faire de déclaration. Selon son entourage, elle devait s’exprimer dans la journée sur une éventuelle candidature à la présidentielle.
En mars 2025, elle avait été reconnue coupable de détournement de fonds publics pour avoir rémunéré des collaborateurs de son parti avec des crédits du Parlement européen entre 2004 et 2016. Elle conteste les faits et dénonce une décision à caractère politique.
En cas de renoncement, Jordan Bardella, président du parti depuis 2022, apparaît comme le principal candidat potentiel du RN à l’élection présidentielle.

