Plusieurs citoyens affirment que les frais et taxes exigés pour récupérer certains véhicules placés sous le contrôle de la douane sont si élevés qu’ils peuvent décourager les propriétaires à les réclamer. Cette situation soulève des interrogations quant à la gestion des véhicules abandonnés et aux procédures conduisant à leur saisie puis à leur vente aux enchères. Dans un contexte où la transparence et la bonne gouvernance sont essentielles, de nombreux observateurs estiment que les autorités devraient fournir davantage d’explications sur le déroulement de ces procédures afin de dissiper tout doute ou soupçon au sein de la population.
Alors que les citoyens font face à des coûts d’importation élevés, plusieurs observateurs estiment que les autorités devraient d’abord examiner les possibilités d’augmenter les recettes publiques à travers une gestion plus efficace des biens saisis ou abandonnés avant d’envisager toute modification du régime douanier applicable aux véhicules.
La question centrale demeure celle de la transparence. D’où proviennent les véhicules mis aux enchères ? Quelles sont les procédures ayant conduit à leur saisie ou à leur confiscation ? Les propriétaires ont-ils bénéficié de toutes les garanties prévues par la loi ? La publication régulière des listes de véhicules concernés ainsi que des décisions administratives ou judiciaires associées permettrait de renforcer la confiance du public.
La diaspora haïtienne, qui investit massivement dans le pays à travers les transferts de fonds et l’importation de biens, est particulièrement sensible à toute mesure susceptible d’affecter son patrimoine. Dans ce contexte, les autorités douanières ont la responsabilité de démontrer que chaque vente aux enchères respecte scrupuleusement les dispositions légales en vigueur.
Une politique douanière efficace doit rechercher un équilibre entre la nécessité de mobiliser des ressources pour l’État et l’obligation de protéger les droits des citoyens. La transparence, la reddition de comptes et le respect des procédures légales constituent des exigences essentielles pour atteindre cet objectif.
Ainsi, plutôt que d’alimenter les suspicions, l’AGD gagnerait à communiquer davantage sur l’origine des véhicules vendus aux enchères, les critères de sélection des biens concernés et l’utilisation des recettes générées par ces opérations.
Alceus Dilson
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