Le ministre de l’Éducation nationale et de la formation professionnelle, Vijonet Déméro, tient un discours pour le moins polémique, teinté d’arrogance en annonçant être prêt à encaisser des critiques malgré ses performances jugées décevantes, dénonce le secrétaire général de la CUTRASEPH, Josué Mérilien qui appelle le concerné au pragmatisme et à la lucidité.
Dans une campagne médiatique entamée, le ministre de l’Éducation nationale, Vijonet Déméro annonce monts et merveilles, prétend faire déplacer des montagnes pour masquer ses faux pas. Des annonces de réformes pompeuses, des engagements sans issu, pendant que le gouvernement de facto peine à honorer l’accord du 20 janvier 2025 conclu avec des syndicats d’enseignants pour améliorer les conditions de travail des enseignants, critique le responsable de la Centrale unitaire des travailleurs du secteur public et privé (CUTRASEPH), Josué Mérilien.
En s’attaquant au protocole vestimentaire des inspecteurs sous peine de sanction, le titulaire du MENFP, Vijonet Déméro affiche une posture cynique compte tenu des conditions de travail des professionnels du système éducatif, rappelle le syndicaliste Josué Mérilien, lors d’une conférence de presse donnée à Delmas. L’annonce relative à l’organisation des épreuves officielles en identifiant le lycée Toussaint Louverture comme centre d’examen, scandalise le numéro de la CUTRASEPH.
À partir de septembre 2026, les écoles publiques seront dotées d’électricité et de service d’internet, annonce le ministre Déméro. Sur ce point, le syndicaliste Josué Mérilien dénonce un discours truffé de bluffs. Des promesses soutenues par des partenaires techniques internationaux, selon Josué Mérilien, rapportant les propos du ministre Vijonet Déméro. Sans se soucier des convenances primaires, Déméro valorise le support étranger, au détriment des actions gouvernementales pour renforcer le système éducatif, s’indigne Josué Mérilien appelant le ministre à rectifier le tir.
Hervé Noël

