L’UNESCO, en partenariat avec l’UNFPA et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), a organisé mardi à Port-au-Prince un atelier consacré à la santé et à l’hygiène menstruelle en milieu scolaire et extrascolaire, dans un contexte où les adolescentes restent confrontées à de fortes inégalités d’accès à l’information et aux produits d’hygiène.
La rencontre, tenue au Bureau de l’UNESCO en Haïti, a réuni la ministre à la Condition féminine et aux Droits des femmes, des représentants du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) ainsi que du ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP), aux côtés d’acteurs du système onusien.
Les échanges ont mis en lumière les difficultés persistantes rencontrées par les jeunes filles, notamment la stigmatisation sociale, le manque d’infrastructures adaptées dans les établissements scolaires et l’impact de ces obstacles sur la fréquentation et la réussite scolaire.
Les participants ont également partagé des bonnes pratiques et examiné plusieurs pistes d’action visant à promouvoir une gestion « digne, sûre et inclusive » de l’hygiène menstruelle. L’objectif affiché est de renforcer l’accès à l’information, améliorer les conditions sanitaires dans les écoles et réduire les inégalités de genre.
La rencontre s’est conclue par une session de restitution et de plaidoyer autour des recommandations formulées, axées sur le bien-être, la dignité et la réussite éducative des filles en Haïti, dans un contexte où les enjeux de santé publique et d’éducation restent étroitement liés.

