Des travailleuses et travailleurs du sexe ont manifesté samedi au centre-ville de Montréal, en marge du week-end du Grand Prix du Canada, afin de réclamer de meilleures protections du travail et la décriminalisation complète de leur activité.
Organisée par le Comité autonome du travail du sexe (CATS), la mobilisation a rassemblé environ 200 personnes selon les organisateurs. Les manifestants ont dénoncé des conditions de travail jugées précaires dans les bars de danseuses et salons de massage de la métropole.
Les participantes réclament notamment l’abolition du “service bar”, un montant pouvant atteindre 100 dollars que les danseuses doivent payer pour avoir le droit de travailler dans certains établissements, sans garantie de revenus.
“Nous voulons la sécurité au travail, des protections et des conditions dignes”, a déclaré Adore Goldman, militante du CATS, affirmant que les travailleuses du sexe demeurent exclues de nombreuses protections prévues par le droit du travail québécois.
Au Canada, la vente de services sexuels est légale depuis 2014, mais l’achat de ces services et l’exploitation de maisons closes demeurent interdits. Les manifestants estiment que cette situation maintient l’industrie dans une “zone grise” favorisant les abus, le harcèlement et l’insécurité.
Plusieurs participantes, certaines masquées par crainte de représailles ou de licenciement, ont également dénoncé l’absence d’assurance-emploi, de congés parentaux ou de compensation en cas d’accident de travail.
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