14 mai 2026
« Recycler sans empoisonner » : la FAO alerte sur les risques des plastiques alimentaires recyclés
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« Recycler sans empoisonner » : la FAO alerte sur les risques des plastiques alimentaires recyclés

Les plastiques recyclés utilisés dans les emballages alimentaires pourraient représenter un risque croissant pour la santé publique en l’absence de normes internationales harmonisées, a averti mercredi Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.

Dans un rapport consacré aux matériaux en contact avec les aliments, l’agence onusienne estime que la transition vers des emballages plus durables ne doit pas se faire au détriment de la sécurité alimentaire. Elle souligne notamment les risques de migration de substances chimiques issues des plastiques recyclés vers les aliments.

Le marché mondial de l’emballage alimentaire, évalué à plus de 505 milliards de dollars en 2024, pourrait atteindre 815 milliards d’ici 2030, selon la FAO. Les plastiques représentent actuellement 37 % de ce marché, en raison de leur faible coût et de leur polyvalence.

« La sécurité alimentaire doit être au cœur des préoccupations dans la transition vers des systèmes agroalimentaires plus durables », a déclaré Corinna Hawkes dans un communiqué.

L’organisation rappelle que moins de 10 % des déchets plastiques mondiaux ont été recyclés jusqu’à présent, mais que cette proportion devrait augmenter sous la pression des politiques environnementales et des nouvelles habitudes de consommation.

Selon le rapport, certains matériaux biosourcés fabriqués à partir de maïs, de canne à sucre ou de manioc pourraient également introduire de nouveaux risques liés aux pesticides, allergènes ou toxines naturelles. La FAO met aussi en garde contre l’utilisation croissante des nanomatériaux dans les emballages intelligents.

Face aux inquiétudes entourant les microplastiques et nanoplastiques, l’agence appelle à des méthodes d’analyse communes et scientifiquement validées afin d’évaluer précisément les risques sanitaires.

La FAO estime enfin que l’absence de réglementation uniforme pourrait compliquer le commerce international des produits alimentaires et freiner les efforts de transition écologique. L’organisation plaide ainsi pour des normes mondiales capables de concilier protection de l’environnement, sécurité sanitaire et développement durable.

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