8 mai 2026
Verdict | Etats-Unis : quatre accusés condamnés pour conspiration dans l’assassinat de Jovenel Moïse
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Verdict | Etats-Unis : quatre accusés condamnés pour conspiration dans l’assassinat de Jovenel Moïse

Quatre hommes reconnus coupables dans le procès américain lié à l’assassinat du président haïtien Jovenel Moïse

MIAMI, vendredi 8 mai 2026 (Rezo Nodwes) — Un jury fédéral en Floride a reconnu coupables quatre hommes accusés de complot dans l’assassinat du président haïtien Jovenel Moïse, un crime qui avait plongé Haïti dans une profonde crise politique et sécuritaire.

Selon les procureurs américains, le sud de la Floride avait servi de base logistique et financière pour organiser l’opération visant à renverser le chef d’État haïtien et à installer un nouveau pouvoir favorable aux conspirateurs. Les accusés — Arcangel Pretel Ortiz, Antonio Intriago, Walter Veintemilla et James Solages — ont été déclarés coupables de conspiration pour tuer ou kidnapper un dirigeant étranger, d’appui matériel au complot et de violation du Neutrality Act américain. Ils risquent désormais la prison à vie.

L’ex-président Moïse avait été assassiné dans la nuit du 7 juillet 2021 à sa résidence privée située sur les hauteurs de Port-au-Prince par un commando composé principalement d’anciens militaires colombiens. Son épouse, Martine Moïse, grièvement blessée durant l’attaque, avait témoigné lors du procès à Miami. Elle a raconté avoir entendu des tirs nourris peu après minuit avant que son mari ne lui lance : « Honey, we are dead ».

Les procureurs soutiennent que les accusés espéraient tirer des avantages financiers et politiques d’un changement de régime en Haïti. Les sociétés Counter Terrorist Unit (CTU) et Worldwide Capital Lending Group, établies dans le sud de la Floride, auraient joué un rôle dans le financement et l’organisation du groupe armé envoyé en Haïti.

La défense a plaidé qu’il ne s’agissait pas d’un projet d’assassinat, mais d’une tentative d’arrestation du président haïtien, considéré par certains opposants comme étant resté au pouvoir au-delà de la fin de son mandat. Les avocats ont également évoqué des zones d’ombre persistantes autour de l’enquête.

Au moins cinq autres personnes ont déjà plaidé coupable dans cette affaire aux États-Unis et purgent des peines à perpétuité. Parallèlement, une vingtaine de suspects, dont 17 anciens militaires colombiens, demeurent poursuivis en Haïti, où l’enquête judiciaire avance difficilement sur fond de violences armées, de menaces et d’effondrement institutionnel.

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