Par Camille Loty Malebranche

Le travail est essentiellement la production de biens ou de services orchestrée par un homme soit par son exercice intellectuel soit par la mise à contribution de ses muscles; et il faut toujours percevoir le vrai travail hors du sérail si souvent biaisé voire pervers de l’emploi. Celui qui ne veut pas d’emploi vil de ses compétences pour des fins indues, celui qui veut garder la noblesse de son oeuvre et exige d’être traité avec pertinence selon ses capacités pouvant appréhender la finalité de son travail, est un travailleur libre qui veut être libre jusques en ses fins de travailleur qu’il peut visionner et comprendre. L’emploi, lui, est de l’ordre du marchandage auprès d’un employeur qui te définit comme employé selon son bon plaisir et son statut de décideur. Rarissimes sont les employeurs qui respectent la compétence et valeur éminente pour l’apprécier à sa juste valeur. Sauf en cas de besoins pressants pour leur entreprise.
Hélas, pour les simplistes qui ne peuvent même pas faire la différence entre travail et emploi et qui ne voient que le salaire d’un employeur, il n’y a strictement rien à expliquer car ils sont déviés au départ dans leur déficience intellectuelle, leur inaptitude herméneutique; ils sont corrompus par l’argutie aristocratique ou bourgeoise qui consiste à faire travailler tous pour leur classe, leur propre fin, dans des travaux dont eux seuls (les aristocrates et les bourgeois) ont le sens de la fin, en profitant de la finalité du travail.
Et, pour cet ignare de la presse qui parle de paresse en suggérant grossièrement le réfrigérateur dont le paresseux connaît la route, cela prouve que les petits nigauds petits-bourgeois soi disant journalistes (plutôt journaleux) ont le regard bridé par des oeillères et des préjugés immondes et que leur propos, même quand ils semblent théoriquement outillés, ne sont qu’amas de sons ou de lettres vides, compilation de baragouins flagorneurs, sans en avoir l’air, des classes dominantes. Car ces minus oublient ou feignent d’oublier que leurs patrons de ces classes dominantes ont des réflexes pernicieux de réification de l’homme et du travailleur. Des classes dominantes et voleuses de vie qui font trimer les masses, qui ne s’adonnent qu’aux comptes dérivés amassés des fruits de ce travail déshumanisant où à tout le moins dégradé et dégradant en sa nature. Il est temps que des moins que rien, dits journalistes, et leur presse manipulatrice cessent de réduire le travail humain à l’emploi qu’une classe capricieuse de dominateurs veuille bien en faire, quitte à considérer le travailleur comme une éponge jetable! L’on se rappelle la sinistre madame Thatcher qui citait la Bible sur le non droit du paresseux au pain quotidien, mais qui appauvrissait et était prête à laisser mourir de rudes travailleurs en grève pour plaire à des financiers qui eux ne travaillent pas!
La sottise de certains propos sur travail et paresse tient en ce que les ignares qui les débitent, ne se rendent même pas compte de leur programmation par les riches qui font le travail qui leur plaît parfois même sans grand talent, choisissent leur temps de repos et de récréation aussi fréquemment qu’ils le veulent tout en imposant des horaires infernaux aux pauvres travailleurs! Ces singes parleurs, sots baragouineurs ne comprennent même pas qu’il est question de possédant et de non possédant, question d’argent dont on peut, souvent, facilement, voir l’injustice et parfois l’abomination de son origine familiale ou personnelle chez bon nombre de patrons.
Je conspue toute société soi disant civilisée qui réduit la grande compétence au besoin pour ensuite lui offrir des emplois indignes afin de mieux insulter son intelligence tout en vilipendant comme mauvais exemple ceux qui travaillent avec leur esprit pour montrer aux jeunes qu’il vaille mieux savoir flatter et faire de la politicaillerie d’intégration plutôt que d’être dans le domaine intellectuel!
CAMILLE LOTY MALEBRANCHE
https://intellection.over-blog.com/2026/05/l-emploi-un-decideur-souvent-pervers-du-travail.html

