LONDRES (1er avril) — Les cours du pétrole ont reculé mercredi, le baril de Brent repassant sous le seuil des 100 dollars, dans un contexte marqué par des anticipations de désescalade au Moyen-Orient après des déclarations de Donald Trump.
Vers 07h40 GMT, le Brent de la mer du Nord pour livraison en juin cédait 4,05 % à 99,76 dollars, après avoir enregistré une baisse supérieure à 5 % au cours de la séance. De son côté, le brut américain West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en mai, reculait de 4,23 % à 97,09 dollars.
Dans une nouvelle prise de position, Donald Trump a indiqué que les États-Unis pourraient « quitter » l’Iran « très bientôt », évoquant un délai de « deux ou trois semaines », indépendamment de la conclusion d’un éventuel accord. Il a également laissé entendre que la situation dans le détroit d’Ormuz, point névralgique du commerce pétrolier mondial, ne constituerait plus une priorité pour Washington.
La Maison-Blanche a par ailleurs annoncé une allocution du dirigeant prévue mercredi à 21h00 (heure locale), au cours de laquelle de nouvelles informations relatives à l’Iran devraient être communiquées.
« Les hypothèses, les demi-vérités ainsi que la désinformation alimentent les réactions des marchés », a observé Tamas Varga, soulignant la forte volatilité actuelle.
Parallèlement à la baisse des prix du pétrole, les marchés boursiers ont évolué en hausse, portés par l’espoir d’un apaisement d’un conflit qui dure depuis plus d’un mois. Toutefois, les analystes préviennent que même en cas d’accord provisoire, les conséquences économiques et matérielles des hostilités pourraient perdurer.
Sur le terrain, l’armée israélienne a indiqué avoir mené une série de frappes de grande ampleur visant des infrastructures liées aux autorités iraniennes à Téhéran, accentuant un contexte régional déjà instable.


