Le logement est devenu l’un des grands défis planétaires du XXIe siècle. Réuni à Bakou pour le Forum urbain mondial, le secrétaire général de l’ONU António Guterres a appelé lundi à placer le logement « au cœur du développement durable ».
Face à l’explosion des loyers, à l’urbanisation accélérée et à l’aggravation des inégalités, le chef de l’ONU estime que le monde entre dans une phase critique. « Le logement est un droit humain et un élément fondamental de la dignité humaine », a-t-il insisté dans une allocution vidéo adressée aux participants du forum organisé par ONU-Habitat.
Selon les Nations Unies, environ 1,5 million de personnes s’installent chaque semaine dans des zones urbaines. D’ici 2050, plus des deux tiers de l’humanité vivront en ville, principalement en Afrique et en Asie. Dans les pays en développement, plus de 30 % des citadins résident déjà dans des bidonvilles ou des quartiers privés d’infrastructures adéquates.
Pour Annalena Baerbock, construire davantage de logements ne suffira pas. Elle plaide pour une approche globale intégrant transports, infrastructures, climat, financement et participation citoyenne.
La directrice exécutive d’ONU-Habitat, Anaclaudia Rossbach, a évoqué une mobilisation internationale « sans précédent » autour de la question du logement.
Ironie du calendrier, le forum a lui-même été perturbé par des pluies torrentielles ayant frappé Bakou, illustration concrète des défis climatiques auxquels les villes devront faire face dans les prochaines décennies.
Au centre des discussions : une idée désormais assumée par l’ONU. La crise du logement n’est plus un problème marginal réservé aux pays pauvres, mais une menace mondiale touchant autant les mégapoles du Sud que les grandes villes des économies riches.



