11 mars 2026
Haïti | NEHRO appelle les jeunes à rejeter la corruption et dénonce les contrats à long terme de Fils-Aimé hypothéquant l’avenir du pays
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Haïti | NEHRO appelle les jeunes à rejeter la corruption et dénonce les contrats à long terme de Fils-Aimé hypothéquant l’avenir du pays

PORT-AU-PRINCE/BOSTON, 11 mars (Rezo Nòdwès) — L’organisation de défense des droits humains New England Human Rights Organization (NEHRO) a appelé la jeunesse haïtienne à rejeter la « normalisation de la corruption » et à s’opposer aux contrats à long terme conclus avec des entreprises étrangères par le gouvernement du Premier ministre de facto Alix Didier Fils-Aimé, dans une lettre ouverte publiée samedi.

Dans ce document adressé aux « jeunes rêveurs, étudiants et bâtisseurs d’Haïti », l’organisation affirme que le pays traverse une période marquée par une crise institutionnelle et par des décisions politiques susceptibles d’engager durablement l’avenir du pays.

« Le temps du silence et de la résignation est révolu. Aujourd’hui, nous assistons à l’ultime trahison de notre patrie et de notre avenir », indique la lettre publiée depuis Boston par la NEHRO.

L’organisation critique particulièrement la signature de contrats de longue durée avec des entreprises étrangères alors que le pays ne dispose pas actuellement d’un Parlement pleinement opérationnel.

« Ce gouvernement continue de prendre des décisions qui engageront nos enfants pour des générations, en accordant des contrats exorbitants à long terme, souvent opaques, à des entreprises étrangères sans le contrôle d’un Parlement pleinement opérationnel », affirme le texte.

La NEHRO soutient qu’un pouvoir dépourvu de mandat populaire ne devrait pas adopter de décisions engageant les finances publiques sur plusieurs décennies.

La lettre critique également la présence au sein de l’appareil d’État de personnalités ayant fait l’objet de sanctions internationales pour corruption ou blanchiment d’argent.

« Un dirigeant sans mandat n’a aucune autorité pour accorder l’amnistie à ceux qui ont pillé les caisses de l’État », ajoute le document.

L’organisation appelle les jeunes Haïtiens à une mobilisation civique et à défendre la souveraineté nationale face aux décisions politiques jugées contraires aux intérêts du pays.

« La force d’Haïti réside dans son peuple, et non dans ses occupants temporaires du pouvoir », conclut la lettre.

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