Port-de-Paix, Avril 2026
À l’attention du Juge Morin Wilner, protecteur du citoyen.
Objet : Appel urgent sur la dégradation des infrastructures routières dans le département du Nord-Ouest
Monsieur le Protecteur du citoyen,
Par la présente, nous souhaitons attirer votre haute attention sur la situation alarmante et intenable des infrastructures routières dans le département du Nord-Ouest d’Haïti. Cette réalité constitue aujourd’hui une atteinte grave aux droits fondamentaux des citoyens, notamment le droit à la libre circulation, à la sécurité, à la santé et au développement.
Dans plusieurs communes, notamment Port-de-Paix, Jean-Rabel, Anse-à-Foleur, les voies de communication sont dans un état de dégradation avancée. Les routes sont impraticables, délabrées, et dans certain cas totalement abandonnées. Cette situation isole des communautés entières, empêche l’accès aux services de base et met en péril la vie des habitants.
Il est aujourd’hui quasiment impossible pour de nombreux citoyens de se déplacer dans des conditions humaines. Les malades ne peuvent atteindre les centres de santé à temps, les élèves rencontrent d’énormes difficultés pour se rendre à l’école, les activités économiques sont paralysées, et les échanges entre communes deviennent un véritable parcours du combattant.
Face à cette urgence, nous lançons un appel pressant à votre institution afin d’exercer pleinement votre rôle de défenseur des droits des citoyens. Nous sollicitons votre intervention pour interpeller les autorités compétentes et exiger des actions concrètes et immédiates.
Nous demandons notamment :
Une mobilisation urgente du Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC) à travers sa direction départementale ;
L’implication active du Fonds d’Entretien Routier (FER) pour assurer la réhabilitation et l’entretien des axes prioritaires ;
L’intervention de la Primature pour coordonner une réponse gouvernementale structurée ;
L’engagement du Ministère de l’Économie et des Finances (MEF) afin de débloquer les ressources nécessaires pour les travaux.
Il est impératif que l’État central accompagne efficacement les structures départementales du MTPTC afin de rendre les routes accessibles, sécurisées et praticables pour la population.
Monsieur le Protecteur du citoyen, la situation du Nord-Ouest ne peut plus être ignorée. Il s’agit d’un véritable cri de détresse d’une population abandonnée, qui réclame justice, dignité et considération.
Nous espérons que cette lettre retiendra toute votre attention et donnera lieu à des actions rapides et concrètes.
Dans l’attente de votre intervention diligente, veuillez agréer, Monsieur le Protecteur du citoyen, l’expression de notre haute considération.
Jean Rodlet Jean Baptiste, citoyen engagé

