NEW YORK (AFP) – Donald Trump a vivement critiqué dimanche le spectacle de la mi-temps du Super Bowl LX, qualifiant la prestation du chanteur portoricain Bad Bunny d’« affront à la grandeur de l’Amérique », malgré l’absence de référence explicite au président ou à la politique migratoire américaine durant le concert.
Dans un message publié sur son réseau Truth Social quelques minutes après la fin du spectacle, le président américain a estimé que la performance était « absolument lamentable » et « l’une des pires de tous les temps ». Il a également dénoncé l’usage quasi exclusif de l’espagnol par l’artiste, langue parlée par plus de 41 millions de personnes aux États-Unis selon des données officielles.
« Personne ne comprend un mot de ce que dit ce type », a écrit Donald Trump, critiquant également la chorégraphie du spectacle, qu’il a jugée « répugnante », notamment pour les jeunes téléspectateurs.
Le chef de l’État a par ailleurs accusé les médias de soutenir la prestation malgré, selon lui, une déconnexion avec « le monde réel ».
De son vrai nom Benito Antonio Martínez Ocasio, Bad Bunny s’est produit une semaine après avoir remporté le Grammy Award du meilleur album de l’année. Lors du concert au stade de Santa Clara, il est apparu vêtu de blanc, brandissant un ballon de football américain portant l’inscription « Ensemble, nous sommes l’Amérique ».
La performance s’est conclue par le déploiement de drapeaux représentant l’ensemble du continent américain, tandis qu’un message s’affichait sur l’écran géant du stade : « Seul l’amour est plus fort que la haine ».

