9 février 2026
Alix Didier Fils-Aimé, le nouvel homme fort d’un pays aux institutions les plus affaiblies et corrompues
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Alix Didier Fils-Aimé, le nouvel homme fort d’un pays aux institutions les plus affaiblies et corrompues

Port-au-Prince, 9 février 2026 – Alix Didier Fils-Aimé s’impose désormais comme la figure dominante d’Haïti, un pays en proie à une crise institutionnelle profonde. Suite à la dissolution programmée du Conseil présidentiel de transition (CPT) le 7 février, Fils-Aimé se retrouve seul aux commandes de l’exécutif, bénéficiant du soutien explicite des États-Unis, malgré une tentative de destitution par une majorité des membres du CPT, tentative restée lettre morte faute de publication officielle de son remplacant dans Le Moniteur .

Ce soutien international ouvert contraste avec la réalité nationale : une insécurité galopante, des gangs contrôlant près de 90 % de la capitale, et une population désabusée. Le Premier ministre de doublure, loin de proposer des solutions concrètes, semble plutôt concentrer les pouvoirs, écartant ses opposants et consolidant son autorité sans légitimité électorale.

Les tentatives de renvoi de Fils-Aimé par le CPT ont été entravées par des pressions diplomatiques, notamment de la part des États-Unis, qui ont averti que tout changement pourrait avoir des conséquences graves. Cette ingérence, selo Dr Josué Renaud de NEHRO et de Pierre-Robert Auguste de « Gonaives Debout », soulève des questions sur la souveraineté d’Haïti et la capacité de ses institutions à fonctionner indépendamment.

Malgré les critiques, Fils-Aimé continue de se présenter comme le garant de la stabilité, alors même que le pays s’enfonce dans la violence, la corruption, l’impunité, la pauvreté… Son autorité, bien que renforcée par des appuis extérieurs, repose sur des bases fragiles, et son avenir politique demeure incertain.

Haïti, berceau de la première république noire indépendante, se retrouve aujourd’hui sous la coupe d’un leader dont la légitimité est contestée ou du moins timidement pour l’instant. La concentration du pouvoir entre les mains de Fils-Aimé, sans contrepoids institutionnel, pose la question de l’avenir démocratique du pays. Poukonbyen tan Roi Fils-Aime ap la?

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