L’Université Harvard refuse de céder aux pressions de l’administration Trump, qui a gelé 2,2 milliards de dollars de subventions fédérales. En cause : le refus de Harvard de mettre fin à ses politiques de diversité, équité et inclusion (DEI), ainsi que de réviser certains programmes accusés d’encourager l’antisémitisme.
Dans une lettre adressée à la communauté universitaire, le président Alan Garber affirme que Harvard « n’abdiquera pas son indépendance ni ses droits constitutionnels ». Il rejette les demandes de contrôle des opinions sur le campus, les qualifiant d’ingérence contraire au Premier amendement.
L’administration Trump multiplie les pressions sur les universités depuis les manifestations étudiantes contre la guerre à Gaza. Columbia, autre cible, a cédé en partie aux exigences fédérales pour récupérer 400 millions de subventions.
Harvard, de son côté, campe sur ses positions. L’université rappelle que les subventions fédérales représentent 11 % de son budget, et que l’indépendance académique ne saurait être troquée contre des pressions politiques.

