Le gouvernement français envisage l’organisation d’élections législatives anticipées aux 15 et 22 mars, aux mêmes dates que les municipales, si une motion de censure venait à renverser l’exécutif dans le cadre de l’examen du budget 2026, a indiqué vendredi une source gouvernementale.
Face aux blocages persistants à l’Assemblée nationale, le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé au ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez d’étudier les modalités logistiques d’un tel scrutin. Deux motions de censure, déposées par le Rassemblement national et La France insoumise, doivent être examinées dans les prochains jours, sur fond de désaccords liés notamment au budget et à l’accord commercial UE-Mercosur.
L’exécutif considère qu’une censure serait suivie d’une dissolution de l’Assemblée nationale, option sur laquelle le président de la République et le chef du gouvernement seraient en phase, selon la même source. Sébastien Lecornu a dénoncé sur le réseau X des « postures cyniques partisanes » qui prolongent l’impasse budgétaire, rappelant l’engagement de doter le pays d’un budget dès janvier.
Faute d’adoption du budget avant le 31 décembre, le Parlement a voté une loi spéciale afin d’assurer la continuité de l’action publique. Les discussions ont repris en commission, mais le rejet de la partie recettes réduit les perspectives de compromis en séance. Le gouvernement n’a pas encore arrêté sa stratégie finale, entre le recours au 49.3 ou d’autres instruments constitutionnels, tout en affirmant vouloir éviter une nouvelle phase d’instabilité politique à un peu plus d’un an de l’élection présidentielle.
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