Les États-Unis ont appelé samedi leurs ressortissants à quitter « immédiatement » le Venezuela, invoquant une situation sécuritaire « instable », une semaine après la capture du président déchu Nicolás Maduro lors d’une opération militaire américaine.
Dans une alerte officielle, le département d’État a exhorté les citoyens américains à ne pas se rendre au Venezuela et à partir sans délai, évoquant la présence de milices armées pro-régime, les colectivos, qui installeraient des barrages routiers et procéderaient à des contrôles visant des étrangers, notamment des Américains.
Par l’intermédiaire de ses avocats, Nicolás Maduro a fait savoir depuis son lieu de détention à New York qu’il allait « bien », déclarant être « un combattant ». Inculpé, avec son épouse Cilia Flores, notamment pour trafic de drogue, l’ancien chef de l’État a plaidé non-coupable et doit comparaître de nouveau devant la justice américaine le 17 mars.
À Caracas, plusieurs centaines de partisans ont manifesté samedi pour réclamer son retour, dans un climat de mobilisation en recul depuis l’opération du 3 janvier. La présidente par intérim, Delcy Rodríguez, a réaffirmé sa détermination à obtenir sa libération, tout en confirmant l’ouverture de discussions exploratoires avec Washington en vue d’un rétablissement des relations diplomatiques, rompues depuis 2019.
De son côté, le président américain Donald Trump a salué la libération annoncée de plusieurs détenus politiques au Venezuela, tout en maintenant la pression économique, notamment sur le secteur pétrolier, dans un contexte de fortes tensions politiques et sécuritaires.

