Le président colombien Gustavo Petro a déclaré l’état d’urgence face aux affrontements entre guérillas ayant causé plus de 100 morts et déplacé 20 000 personnes. Le Catatumbo, région clé pour la production de coca, est le théâtre de violents combats entre l’ELN et des dissidents des FARC. Dans le sud et le nord du pays, d’autres violences opposent factions armées et narcotrafiquants.
L’armée, concentrée sur l’évacuation de civils, prépare une « deuxième phase » d’intervention pour repousser les insurgés. Petro a suspendu les négociations avec l’ELN, les accusant de crimes de guerre. Cette crise fragilise sa politique de paix par le dialogue. De nombreux réfugiés sont accueillis dans des abris temporaires, tandis que la pression sur les infrastructures humanitaires reste critique.
Le conflit, ravivé malgré l’accord de paix de 2016, rappelle l’ampleur des défis à surmonter pour atteindre une paix durable en Colombie.

