3 septembre 2026
Kenya | Les services publics gangrenés par la corruption, révèle un rapport de l’EACC
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Kenya | Les services publics gangrenés par la corruption, révèle un rapport de l’EACC

The EACC report sheds light on the alarming prevalence of bribery, particularly in regions like West Pokot and Nairobi.

Une étude menée par la Commission d’éthique et de lutte contre la corruption (EACC) a révélé des statistiques stupéfiantes sur l’ampleur de la corruption dans les comtés kényans.

Le rapport de l’EACC pointe du doigt la prévalence alarmante de la corruption, en particulier dans des régions telles que le Pokot occidental et Nairobi.

Il met en évidence les comtés où la corruption s’est profondément enracinée dans la prestation de services gouvernementaux.

West Pokot émerge comme un point chaud de la corruption, les répondants signalant avoir payé en moyenne un pot-de-vin de 56 695 KES, suivi de près par Nairobi, où les pots-de-vin s’élèvent en moyenne à 37 768 KES.

D’autres comtés aux prises avec une corruption rampante comprennent Murang’a, Kisii et Uasin Gishu, où les pots-de-vin varient de 11 136 à 18 378 KES.

« En ce qui concerne les comtés, en moyenne, les répondants ont payé le montant le plus élevé de pot-de-vin dans les comtés de West Pokot (56 695 KES); Nairobi (37 768 KES); Murang’a (18 378 KES); Kisii (16 810 KES); et Uasin Gishu (11 136 KES) « , indique le rapport de l’EACC en partie.

L’EACC répertorie les services et institutions affectés De plus, l’étude identifie les services et institutions spécifiques les plus susceptibles de corruption.

Il s’agit notamment des demandes de passeport, de la recherche d’emploi, de l’obtention d’extraits de police et de la libération sous caution des personnes arrêtées.

Il note en outre que ces domaines constituent les principaux domaines où les pots-de-vin sont sollicités, représentant collectivement une part importante des paiements de pots-de-vin nationaux.

Les causes profondes de cette corruption endémique dans les comtés, selon le rapport, sont multifacettes, englobant des facteurs tels que la pauvreté, les normes culturelles et l’abus du pouvoir de l’État par les élites politiques. La pauvreté, en particulier, perpétue un cercle vicieux où les individus recourent à des pratiques corrompues dans le but d’améliorer leur niveau de vie.

De plus, la normalisation de la corruption au sein de la société a érodé les normes éthiques, rendant de plus en plus difficile de résoudre efficacement ce problème profondément enraciné.

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