17 octobre 2026
CARDH | Assassinat des policiers et luttes dans la hiérarchie : Les responsabilités doivent être fixées, les sanctions s’avèrent nécessaires
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CARDH | Assassinat des policiers et luttes dans la hiérarchie : Les responsabilités doivent être fixées, les sanctions s’avèrent nécessaires

Assassinat des policiers à Liancourt et luttes dans la hiérarchie Les responsabilités doivent être fixées et les sanctions administratives et judiciaires s’avèrent nécessaires

Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme (CARDH)

Table des matières

I. RESUME…………………………… …………………………………………….3

II. RESUME DE L’ASSASSINAT DES POLICIERS A LIANCOURT…………….4

III. LE RAPPORT DU SERVICE DEPARTEMENTAL DE RENSEIGNEMENTS CONFIRME LA LUTTE DANS LA HIERARCHIE POLICIERE ………………………………………………….5

1. OBJECTIF PRINCIPAL………………………………………………………………… 5

2. OBJECTIFS SPÉCIFIQUES ……………………………………………………….. 5

3. ORIGINE DU CONFLIT ……………………………………………………… 5

IV. CHANGEMENTS OPERES SUITE AU DRAME A LIANCOURT…………………………6

4. CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA POLICE NATIONALE (CSPN) …………….. 6

5. CHANGEMENTS OPÉRÉS …………………………………………………… 6

V. COMMENTAIRES ET RECOMMANDATIONS…………………………………………………………7

6. COMMENTAIRES ………………………………………………………………………. 7

6.1.  Le  rapport  du  service  départemental  de  renseignements  de  l’Artibonite  confirme  la  lutte  dans  la hiérarchie de la police dont les policiers et leur famille ainsi que la population constituent les cobayes et en paient le prix …………………………….. 7

6.2. Précédents  : aucune responsabilité n’a été fixée après le drame de Village-de-Dieu  du 12 mars 2021 ……….. 8

7. RECOMMANDATIONS ………………………………………………………… 8

7.1.  Le  directeur  général  Frantz  Elbé  doit  fixer  les  responsabilités,  sans  quoi  le  rapport  du  service départemental fera foi pour le CARDH ………………………………… 8

7.2. Le rapport sollicité par le Conseil supérieur de la Police nationale (CSPN) doit être suivi d’effets …. 9

7.3. Les institutions de la société civile doivent se mettre au côté de la police pour parvenir à une vraie institution de sécurité …………………………………………………… 9

7.4. Tout en contribuant à rétablir l’ordre, les policiers doivent s’allier à d’autres groupes de la société pour obtenir justice pour leur frère et avoir de bonnes conditions de travail …………………………………………….. 9

7.5. La coopération internationale doit aussi exiger la lumière sur le drame et respecter ses engagements envers l’institution…………………………… 9

I. Résumé

L’assassinat crapuleux de  six policiers  à  Liancourt,  département  de  l’Artibonite,  par  le gang Gran Grif, basé à Savien, a soulevé la colère de la population et a provoqué une onde de choc au sein de l’institution policière, conduisant à des changements dans la chaine de  commandement  central  et  départemental  (consultez  :  CARDH  :  «  Assassinat  en rythme  exponentiel  des  policiers  et  insécurité  en  Haïti  seule  une  force  internationale adaptée peut aider à stopper le règne des gangs et à protéger les citoyens  », 30 janvier 2023)1.

Un  rapport  du  service  de  renseignements  de  la  direction  départementale  –  Fiche: DDA/SDR  -00345  (28/1/2023)  –  a  conclu  que  l’attaque  provoquant  l’assassinat  des policiers avait été planifiée par trois hauts gradés de la police (deux inspecteurs généraux et un commissaire divisionnaire) afin de «  provoquer un chaos dans l’Artibonite (…) ».

Tout en reconnaissant les limites dudit rapport, il confirme les luttes existant au sein de la  hiérarchie  de  l’institution  dont  les  policiers  et  leur  famille  ainsi  que  la  population constituent les cobayes et font les frais.

Le  Centre  d’analyse  et  de  recherche  en  droits  de  l’homme  (CARDH)  se  souvient  du carnage de Village-de-Dieu du 12 mars 2021 où des policiers des unités d’élite ont été envoyés  à  la  boucherie.  Cinq  policiers  y  ont  été assassinés,  leurs  corps  mutilés  ont  été exposés  sur  les  réseaux  sociaux  (Georges  Renois  Vivender  ;  Désilus  Wislet  ;  Eugène Stanley  ; Ariel Poulard ; Lucdor Pierre).

Le  31  mars  2021,  le  Premier  ministre  Joseph  Jouthe,  chef  du  Conseil  supérieur  de  la police nationale  (CSPN), a  reconnu qu’il y avait des erreurs tactiques et des rétentions d’informations  lors  de  l’opération,  «  ce  qui  a  poussé  les  policiers  à  tomber  dans  le piège  »2.

En  guise  de  sanctions  administratives,  judiciaires  et  de  redressement  institutionnel, l’inspecteur     général     Carl-Henry     Boucher,     responsable     des     renseignements généraux  (DRG),  placé  en  isolement  le  15  mars  2021  après  avoir  été  auditionné  par l’inspection  générale,  a  été  libéré  vingt-quatre  heures  après,  la  mémoire  des  victimes scellée dans les chambres fortes des oubliettes…

Pour rétablir la vérité, donner justice à la famille des victimes ainsi qu’à la population et sauver  l’institution,  le  CARDH recommande  :   i)  que  le  directeur  général  de  la  police approfondit  le  rapport  de  renseignements  de  la  direction  départementale  et  fixe  les responsabilités,  sinon  ce  rapport  fera  foi  ;  ii)  que  le  Conseil  supérieur  de  la  police nationale (CSPN) donne suites au rapport demandé  ; iii) que les  institutions de la société civile se rangent du côté de la police pour parvenir à une vraie institution de sécurité  ; iv) que la coopération internationale exige toute la lumière sur le drame et   respecte ses engagements envers l’institution.

II. Résumé de l’assassinat des policiers à Liancourt

Le  25  janvier  2023,  des  policiers  s’apprêtant  à  donner  du  renfort  à   ceux  qui affrontaient le gang Gran grif de Savien et leurs alliés qui tentaient à trois reprises de prendre  le  sous-commissariat  de  Liancourt  (département  de  l’Artibonite)  ont  été assassinés. Les renforts sollicités n’ont pas été obtenus.

Deux policiers ont été tués sur place, quatre autres blessés plutôt dans la journée ont été sortis de la clinique et exécutés. Les victimes sont  :  Kether Louis, Mackès Badin, Donalson Innocent, Norabert Aarelus, James Junior Felix et Camille Pierre.

Le 26 janvier 2023, en réaction à ce drame qui a ému plus d’un, Haïti a connu une journée de colère : barricades et pneus enflammés dans les rues, l’aéroport international Toussaint Louverture  a  été  assiégé,  le  Premier  ministre  qui  revenait  du  7ème  sommet  de  la Communauté  des  États  latino-américains  et  caribéens  (CELAC)  aurait  été  ciblé,  sa résidence a aussi été attaquée… Une situation de tension a régné au sein de l’institution. Dans plusieurs villes, des policiers se sont rebellés…

Selon  le  rapport  du  service  départemental  de  renseignements  soumis  à  la  Direction départementale de l’Artibonite (DDA), cette situation a été commanditée par des hauts gradés de l’institution en vue de faire échec aux efforts du directeur départemental et de l’assassiner.

Il est important de prendre en compte ce rapport qui, au-delà de ses limites, confirme la lutte existant dans la hiérarchie policière et, par conséquent, fragilisant l’institution.

III. Le rapport du service départemental de renseignements confirme la lutte dans la hiérarchie policière

Selon les conclusions du rapport du service départemental de renseignements- Fiche :   DDA/SDR   -00345   (28/1/2023)   –   soumis   à   la   Direction   départementale   de l’Artibonite (DDA), l’attaque provoquant la mort des policiers à Liancourt le 25 janvier 2023 a été «  planifiée à Port-au-Prince par trois (3) hauts gradés de la PNH  : deux (2) Inspecteurs Généraux (IG) et un (1) Commissaire Divisionnaire.  »

1. Objectif principal

Aux termes dudit rapport, l’objectif principal du complot est de «  provoquer un chaos dans l’Artibonite pour déboucher sur l’assassinat du Commandant de l’arrondissement de St-Marc et du DDA par des policiers  ».

2. Objectifs spécifiques

De manière spécifique ce complot vise à  : i) attaquer un commissariat éloigné mais accessible pour rejeter la faute sur le temps des renforts  ; ii) assassiner des policiers pour provoquer l’effet de Pétion-Ville contre le commandement local  ; iii) libérer tous les  prisonniers  sous  couvert  de  l’évasion  ;  iv)  soulever  les  policiers  contre  tous  les commandants de la juridiction de l’Artibonite  ; v) attaquer physiquement le DDA  ; vi) utiliser des éléments de réseaux sociaux pour orienter l’opinion vers une faute du commandement.

3. Origine du conflit

Un rapport du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) adressé au Premier ministre aurait fait l’éloge de «  la performance du DDA au cours du 2ème  semestre de l’année   2022  »   et  fait   état  de   la   «  lenteur  dans  la   transmission  des   dossiers opérationnels  » et de «  la baisse de la performance de la PNH dans les opérations dans  l’aire  métropolitaine  depuis  le  transfert  du  CD  Jean  Bruce  MYRTIL  de  la Direction  Centrale  de  la  Police  Administrative  à  la  Direction  Départementale  du Nord’Ouest. Ce transfert aurait été perçu « comme un gaspillage de ressources.  »

Devant la contre-performance de la police dans l’aire métropolitaine, particulièrement durant le dernier trimestre de l’année 2022 (rapport du BINUH), le Conseil supérieur de la police nationale (CSPN) aurait proposé le retour du Commissaire MYRTIL à la tête  de  la  DCPA.  Cela  aurait  été  refusé  par  la  Direction  Générale  convainquant  le CSPN à ne pas opérer ce changement, car il fallait garder le Commissaire Myrtil à son poste en perspective au discours du premier ministre au Gonaïves le 1er  janvier 2023.

Rappelons  que  le  commissaire  principal  Jean  Bruce  MYRTIL  était  responsable  du commissariat  de  Delmas.  Le   20  février  2017,  il  a  été  transféré   au  Centre  de Renseignements Généraux  (#  2). Le  30 novembre  2022, il a  été  désigné  Directeur Départemental de l’Artibonite et installé 3 décembre 2022.

IV. Changements opérés suite au drame à Liancourt

4. Conseil supérieur de la Police nationale (CSPN)

Après  avoir  fourni  un  rapport  préliminaire  au  Premier  ministre  Ariel  Henry  sur  les incidents (Méthivier et Liancourt) ainsi que les protestations enclenchées, le Conseil supérieur de la Police nationale (CSPN) s’est réuni le 29 janvier pour se penser sur les dispositions à adopter pour que les policiers puissent travailler dans les meilleures conditions possibles.

Le  CSPN  a,  entre  autres,  demandé  :  i)  un  approfondissement  de  l’enquête  sur  les incidents ainsi que celui de l’aéroport de Port-au-Prince le 26 janvier 2022  ; ii) une révision  et  un  renforcement  des  mesures  sécuritaires  à  l’aéroport  et  dans  d’autres infrastructures  stratégiques  et  régaliennes  ;  iii)  une  prise  en  compte,  autant  que possible,  des  revendications  des  policiers  afin  qu’ils  répondent  à  leur  mission  de protéger et de servir la population.

5. Changements opérés

Ces changements ont été opérés au sein de la police nationale  :

i)    Le    commissaire    municipal    Sergo    DASMY    devient    responsable    du commissariat de l’Aéroport international Toussaint Louverture, en remplaçant le commissaire Principal Isaac Mérilien  ;

ii)   Affecté au cabinet de la direction générale comme responsable de coopération internationale   entre   les   forces   de   police,   le   commissaire   divisionnaire Prophète  JOACHIM  a  été  nommé  directeur  des  renseignements  généraux (DRG),   en   remplaçant   le   commissaire   divisionnaire   Walmann   Cétoute, transféré à la Direction centrale de la police administrative (DCPA)  ;

iii)  Le   commissaire   principal   Aladin   Jean-Louis   a   été   viré   de   la   tête   du commissariat de Pétion-Ville et transféré à la Direction centrale de la police administrative (DCPA)  ;

iv)  Le commissaire principal René DUFRENE devient le nouveau Responsable a.i de l’arrondissement de St-Marc en remplacement du commissaire Mathias PIERRE, muté à la direction départementale de l’Artibonite  ;

v)   Le   Commissaire   de   police   Rodrigue   PIERRE   devient   responsable   du Commissariat  des  Gonaïves,  en  remplacement  du  Commissaire  Lyfaite  Dit Onald JEUDY, muté à la direction départementale.

V. Commentaires et recommandations

6. Commentaires

6.1. Le rapport du service départemental de renseignements de l’Artibonite confirme la lutte dans  la  hiérarchie  de  la  police  dont  les  policiers  et  leur  famille  ainsi  que  la  population constituent les cobayes et en paient le prix

Pour le moment, le Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme (CARDH) ne  peut  pas  considérer  le  rapport  du  service  départemental  de  renseignements  de l’Artibonite comme une vérité. En effet  : i) le rapport est destiné au directeur général qui   a   la   latitude   de   faire   son   «  contre-rapport  »   pour   confronter   certaines informations,  compléter…  ii)  le  rapport  met  en  exergue  le  conflit  existant  entre  le commissaire  Jean  Bruce  MYRTIL  et  l’inspecteur  Carl  Henry  Boucher  ;  iii)  le commissaire  Jean  Bruce  MYRTIL,  responsable  de  la  direction  départementale  de l’Artibonite est intervenu sur plusieurs stations de radio pour se déresponsabiliser (on ne peut pas être à la fois juge et partie)  ; iv) le rapport aurait été volontairement fuité dans des médias.

Par contre, ce rapport confirme sans équivoque les problèmes réels existant dans la hiérarchie de la police, dénoncés souvent par le Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme (CARDH) et d’autres institutions.

Au-delà  des  rapports  entretenus  par  certains  hauts  gradés  de  la  police  avec  des groupes  politico-criminels,  la   bataille   pour  accéder   à   des  postes  importants  et stratégiques,  y  compris  celui  du  directeur  général,  pousse  des  policiers  du  haut commandement à bousiller des opérations planifiées.

Les agents sur le terrain en font les frais  : assassinats, prison, révocation… Aucune sanction n’a été prise contre les hauts-gradés responsables.

6.2. Précédents  : aucune responsabilité n’a été fixée après le drame de Village-de-Dieu  du 12 mars 2021

Envoyés  à  la  boucherie  au  Village-de-Dieu  le  12  mars  2021,  cinq  policiers  ont  été assassinés  et  plusieurs  autres  gravement  blessés.  Il  s’agit  de  :  Georges  Renois Vivender  ; Désilus Wislet  ; Eugène Stanley  ; Ariel Poulard ; Lucdor Pierre.

Exposés  aux  réseaux  sociaux,  leurs  cadavres  ont  été  humiliés,  mutilés,  profanés, brulés… Les matériels de l’opération ont été saisis, notamment un char, des armes de grands calibres dont un  M60  et une quantité importante de munitions.  Les renforts sollicités n’ont pas été envoyés…

L’inspecteur    général    Carl-Henry    Boucher,    responsable    de    la    direction    des renseignements  généraux,  a  été  placé  en  isolement  après  avoir  été  auditionné  par l’inspection  générale  le  15  mars  2021.  Monsieur  Boucher  a,  en  revanche,  souligné qu’il n’était pas «  responsable de l’échec de l’opération à Village-de-Dieu  » et n’avait jamais donné des ordres aux policiers qui participaient à l’opération.

En conférence de presse le 31 mars 2021, le Premier ministre Joseph Jouthe, chef du CSPN, a reconnu qu’il y avait des erreurs tactiques et des rétentions d’informations lors de l’opération. Il eut à déclarer  : «  il y avait des ordres qui n’ont pas été donnés à temps ce qui a poussé les policiers à tomber dans le piège. Beaucoup de consignes de la chaîne de commandement n’avaient pas été appliqués à la lettre sur le terrain  ».

En guise de sanctions administratives et judiciaires, l’inspecteur général Carl-Henry Boucher a été libéré vingt-quatre heures après, les victimes jetées dans l’oubli…

7. Recommandations

7.1. Le directeur général Frantz Elbé doit fixer les responsabilités, sans quoi le rapport du service départemental fera foi pour le CARDH

Il est de la responsabilité du directeur général Frantz Elbé de prendre les dispositions pour que la lumière soit faite sur le carnage produit le 25 janvier 2023 à Liancourt et définir  les  responsabilités  administratives,  judiciaires  et  autres  afin  de  contenir  ce problème dans la hiérarchie de l’institution,  sinon les victimes seront bientôt jetées aux  oubliettes  à  l’instar  de  celles  de  Village-de-Dieu  et  d’autres,  un  autre  drame surviendra, la police s’effondrera…

Le  rapport  du  service  départemental  de  renseignements  est  acheminé  au  directeur général  pour  appréciation  et  suites  nécessaires,  disposant  de  :  i)  la  Direction  des renseignements  généraux  (DRG)  pouvant  aller  au-delà  de  l’intelligence  ;  ii)  la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), bras de répression judiciaire iii) la Direction centrale de la police administrative (DCPA), responsable de toutes les unités spécialisées  ; Direction centrale de l’administration (DCA), bras logistique.

Si  des  mesures  disciplinaires,  administratives  et  judiciaires  ne  sont  pas  prises  afin d’établir la vérité sur ce énième drame, le CARDH considèrera le rapport du service de renseignements départemental de l’Artibonite comme une vérité.

7.2. Le rapport sollicité par le Conseil supérieur de la police nationale (CSPN) doit être suivi d’effets

Le rapport approfondi sollicité par le Conseil supérieur de la police nationale (CSPN), dont le ministre de la Justice et le premier vice-président, doit être suivi d’effets en termes de décisions disciplinaires, administratives, judiciaires et autres. En outre, il est important de rappeler que la police nationale relève de l’autorité du ministère de la Justice (article 12).

A rappeler que le CSPN est l’organe qui définit la politique et les stratégies nationales de la police. En outre, quoique controversé, l’arrêté du 23  mai 2018 prescrit que les décisions telles que  les nominations ou transferts au niveau des directions centrales et départementales doivent être soumises à l’approbation du CSPN avant leur mise en œuvre.

7.3. Les institutions de la société civile doivent se mettre au côté de la police pour parvenir à une vraie institution de sécurité

La police nationale est la seule force de sécurité opérationnelle dont dispose le pays.

Les organisations et personnalités de  la société civile  doivent s’investir  pour que  la lumière soit faite sur le drame, mais surtout pour avoir une vraie force de police avec les moyens nécessaires.

7.4. Tout en contribuant à rétablir l’ordre, les policiers doivent s’allier à d’autres groupes de la société pour obtenir justice pour leur frère et avoir de bonnes conditions de travail

Tout en respectant les principes de l’institution et en continuant à garantir l’ordre, les policiers doivent rester mobiliser pour qu’ils obtiennent justice pour leur frère d’armes et les moyens nécessaires pour faire  leur travail, sinon ils seront victimes à tour de rôle…

7.5. La coopération internationale doit aussi exiger la lumière sur le drame et respecter ses engagements envers l’institution

Les  partenaires  internationaux  doivent  exiger  que  les  autorités  policières  et  judiciaires rendent  compte  de  ce  qui  s’est  passé  à  Liancourt  et  prennent  des  sanctions  disciplinaires, administratives et judiciaires contre les coupables. En outre, ils doivent aussi respecter leurs engagements vis-à-vis de l’institution.

A  rappeler  que  leur  contribution  à  l’exécution  du  Plan  stratégique  2017/2021)  a  été  de  : 14.92% pour la première année ; 4.24% pour la deuxième ; 6,42% pour la troisième ; 9,45 % pour la quatrième.

1  Assassinat en rythme exponentiel des policiers et insécurité en Haïti : seule une force internationale adaptée peut aider à stopper le règne des gangs et à protéger les citoyens –  CARDH

2   Le  Nouvelliste  «  PNH  :  l’inspecteur  général  Carl  Henry  Boucher  remis  en  liberté  après  les  critiques dévastatrices du Premier ministre Jouthe  », 5 avril 2021

 PN H   :   l ’ in spect eur   gén ér al   Ca rl   Henr y  Bo uch er   r emis   en   l ib ert é   ap rès   l es   c rit iques   d év ast at ric es   du   Pr emi er ministre Jouthe · Le Nouvelliste

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