18 octobre 2026
Pétion-Ville : des quartiers envahis par des hommes armés, des rues désertées
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Pétion-Ville : des quartiers envahis par des hommes armés, des rues désertées

Des informations non encore vérifiées font état de trois policiers assassinés à Pétion-Ville, un véhicule de l’institution policière emporté par des bandits. Dans l’intervalle, la peur s’installe dans le cœur des résidents des quartiers de Mayotte, Laboule, Thomassin, Métivier Doco, Griffin et Frères en raison des détonations consécutives à l’invasion des bandits.

Le centre-ville de Pétion-ville comme ses zones périphériques ont connu une fin de journée mouvementée à la suite des détonations d’armes automatiques qui résonnaient, vendredi. Une capsule audiovisuelle illustre une situation irréaliste de bandits lourdement armés qui défilent dans plusieurs secteurs.

Des sources non officielles évoquent l’assassinat de 3 policiers affectés dans la juridiction de Pétion-Ville. Un policier porté disparu et un véhicule emporté par les criminels complètent de manière provisoire le bilan de l’invasion des gangs. Dans plusieurs zones la situation se complique avec des tirs qui retentissent. Des quartiers de Mayotte, Doco, Griffin, Girardo, Frères sont plongés dans le trouble, rapportent plusieurs médias sociaux.

Aux heures ayant suivi les tensions, le trafic automobile, le grand commerce, l’administration publique et privée, les activités scolaires ont été observées à l’arrêt. Des citoyens pressaient le pas pour regagner leur domicile afin de se mettre à couvert des violences. Dans le même temps, des rues désertées se vident progressivement des animations et trafics qui les définissaient la veille.

Le gang dirigé par Vithelhomme Innocent (Torcel) et les bandits affilés au caïd Carlo Petit-Homme « Ti Makak » (Laboule 12) sont mis en cause dans la terreur imposée à Pétion-Ville et dans les hauteurs de Thomassin, selon des témoins. Le choc dominé par le sentiment de l’inquiétude serait lié, selon des témoignages, à la mort de l’ancien policier Alex Armstrong Dumornay, reconverti en chef de gang du quartier de Bristou.

Aucune réaction officielle de la Police nationale d’Haïti (PNH) pour rassurer les résidents des zones concernées par les tensions. Des appels placés auprès de la structure de communication de l’institution demeurent sans succès.

Hervé Noel

vevenoel@gmail.com

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